Extension Factory Builder
03/01/2013 à 09:10
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
François Bozizé, dans son bureau à la présidence, à Bangui, en juillet 2010. François Bozizé, dans son bureau à la présidence, à Bangui, en juillet 2010. © Vincent Fournier/JA

Le chef de l’État centrafricain, François Bozizé, a limogé, mercredi 2 janvier, le ministre délégué chargé de la Défense, son propre fils Jean-Francis, ainsi que le chef d’État major, Guillaume Lapo.

On n’est évidemment jamais mieux servi que par soi-même. François Bozizé, le chef de l’État centrafricain, a limogé son dispositif de défense qui s’est révélé inefficace à contrer l’avancée des rebelles depuis la mi-décembre, et a repris directement la gestion de l'armée.

Mercredi 2 janvier, un décret présidentiel lu à la radio a ainsi annoncé le départ du ministre délégué à la Défense, son propre fils Jean-Francis Bozizé, ainsi que celui du chef d’État major des Forces armées centrafricaines (FACA), Guillaume Lapo. Le chef de l’État centrafricain s’est attribué le poste de ministre de la Défense, tandis que le général Michel Bémakoussi était nommé directeur de cabinet de la Défense.

À lire aussi

Centrafrique : l'opposition demande le départ de Bozizé

Sanction

Le limogeage de Jean-Francis Bozizé permet à son père de montrer qu’il prend les sanctions auprès des responsables de la débâcle militaire tout en faisant un geste symbolique à l’égard des Centrafricains, choqués par la facilité avec laquelle les rebelles de la coalition Séléka se sont emparés des deux-tiers du pays en moins de trois semaines.

État des forces en présence, sur le territoire centrafricain

(Cliquez sur les pictogrammes pour voir l'avancée des rebelles)


Afficher Avancée des rebelles de la coalition Séléka sur une carte plus grande

À plusieurs reprises, lors de son discours de vœux à la nation, le 31 décembre, Bozizé a dénoncé l’inaction des FACA face à l’avancée des rebelles. « Si l’armée était disciplinée et remplissait sa mission correctement, avait-t-il dit, nous n’allions pas en arriver à la situation actuelle.»

Négociations en vue

Si les rebelles ont finalement stoppé leur offensive à Sibut, et n’ont pas franchi le verrou de Damara, à environ 75 km de Bangui, c’est surtout grâce à la présence des troupes tchadiennes, envoyées au moment de Noël, et aux coups de semonce répétés des responsables régionaux de la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac).

De leur côté, les rebelles ont annoncé qu’ils stoppaient pour le moment leur progression et acceptaient de venir dialoguer à Libreville, à la demande des chefs d’États d’Afrique centrale. Ils réclament le départ de François Bozizé et souhaitent trouver une solution qui permette à l’actuel chef de l’État de quitter le pouvoir.

Les négociations pourraient commencer le 10 janvier à Libreville.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Centrafrique

Centrafrique : Catherine Samba-Panza reçue le 27 mai à l'Élysée

Centrafrique : Catherine Samba-Panza reçue le 27 mai à l'Élysée

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, doit être reçue le 27 mai à l'Élysée par le chef de l'État français, François Hollande, a appris [...]

Centrafrique : un neveu de François Bozizé porte plainte contre Michel Sapin

Ange Ouefio Goningai, un neveu de l'ex-président de la République centrafricaine François Bozizé, a porté plainte contre le ministre français des Finances, à qui il reproche le gel[...]

Centrafrique : plus de 350 enfants-soldats relâchés par des groupes armés

Plus de 350 enfants-soldats, dont plusieurs âgés de moins de 12 ans, ont été libérés jeudi par des groupes armés centrafricains, à la suite d'un accord signé avec[...]

Centrafrique : ce qu'il faut retenir du forum de Bangui

Le forum de Bangui s'est achevé lundi par une cérémonie solennelle organisée à l'Assemblée nationale. Pendant une semaine, près de 600 participants venus des quatre coins du pays[...]

Centrafrique : CSP, son ministre et les "grandes oreilles"

Après l'affaire du prêt angolais dont les modalités et la répartition ont beaucoup fait jaser à Bangui, le gouvernement de transition que préside Catherine Samba-Panza (CSP)[...]

Centrafrique : la justice française va enquêter sur l'affaire des viols sur mineurs

Le procureur de la République de Paris a annoncé jeudi que des juges français vont enquêter sur les accusations de viols commis par des militaires de l’opération Sangaris sur des mineurs[...]

Viols sur mineurs : la Centrafrique va engager des poursuites contre les militaires français accusés

L'État centrafricain va engager des poursuites contre les militaires français accusés de viol d'enfants à Bangui.[...]

Centrafrique : les groupes armés s'engagent à libérer leurs enfants-soldats

En marge du Forum de Bangui, huit groupes rebelles centrafricains ont signé mardi un accord avec le pouvoir au sujet de la libération des enfants-soldats enrolés de force dans leurs troupes. Un pas important[...]

Centrafrique : à quoi sert le forum de Bangui ?

Après plusieurs reports, le forum de Bangui s'est finalement ouvert lundi dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Ces assises de la réconciliation, qui se dérouleront toute la semaine, constituent[...]

Viols d'enfants en Centrafrique : si un soldat est coupable, il doit se dénoncer, affirme Le Drian

Si un soldat français s'est rendu coupable de viol sur un enfant lors de la mission Sangaris en Centrafrique, il doit "se dénoncer immédiatement", a estimé le ministre français de la[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers