Le Premier ministre burkinabè, Luc Adolphe Tiao, avait remis sa démission le 27 décembre. Il a été reconduit à son poste par le chef de l'État, Blaise Compaoré, le 31 décembre.
Conformément à la loi, le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, avait remis sa démission le 27 décembre, après la proclamation officielle des résultats des élections législatives du 2 décembre. Mais, sans surprise puisque la majorité de l'Assemblée nationale demeure du côté du parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), il a été reconduit dans ses fonctions le 31 décembre par le chef de l'État, Blaise Compaoré.
Les élections législatives ont permis à l'opposition d'affirmer davantage sa présence dans l'hémicycle, avec 30 sièges sur 127. Et si le parti de Compaoré a subi quelques déconvenues lors des élections couplées (législatives et locales), il conserve la majorité absolue à la chambre. Le 28 décembre, Soungalo Ouattara en a été élu président. Il était auparavant ministre de la Fonction publique dans le précédent gouvernement de Tiao.
Un Premier ministre de crise
Luc Adolphe Tiao, 58 ans, a été nommé Premier ministre en avril 2011, au plus fort de la crise sociale qui a secoué le pays. À cette époque, la capitale est régulièrement perturbée par des frondes de soldats et des mutineries qui font craindre un soulèvement généralisé contre le pouvoir. L'ancien journaliste qui a servi de nombreuses fois dans l'administration et les cabinets ministériels est alors ambassadeur du Burkina en France. Il est rappelé de Paris pour tenter de calmer les esprits et met en place, dès son arrivée, des mesures contre la vie chère.
Jusqu'à maintenant assez populaire, le Premier ministre va pouvoir continuer son travail et devrait nommer un nouveau gouvernement dans les prochains jours.

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