Quelque 2 000 personnes ont manifesté vendredi à Benghazi, dans l'est de la Libye, pour réclamer la dissolution des milices armées et l'intégration dans les forces de sécurité des ex-rebelles ayant combattu en 2011 le régime du dictateur déchu Mouammar Kaddafi.
Quelque 2.000 personnes ont manifesté vendredi à Benghazi, dans l'est de la Libye, pour réclamer la dissolution des milices armées et l'intégration dans les forces de sécurité des ex-rebelles ayant combattu en 2011 le régime du dictateur déchu Mouammar Kaddafi.
"Nous exigeons la dissolution de toutes les milices et l'intégration au cas par cas de leurs membres dans les forces de l'armée et de la police", a déclaré à l'AFP un des manifestants, Bilal Bettamer, un étudiant en droit. "Nous demandons le départ des criminels pro-Kadhafi et favorables (à l'ancien régime) de l'armée et de la police. Nous voulons mettre fin à l'impasse entre l'armée et les milices", a-t-il ajouté.
Les anciens chefs et combattants de la rébellion qui ont refusé de rejoindre les appareils sécuritaires de l'Etat réclament que ces institutions soient épurées des caciques de l'ancien régime de M. Kaddafi.
"Benghazi ne va pas mourir"
Après la prière musulmane du vendredi, des centaines de manifestants ont convergé vers la place Tibesti à Benghazi, berceau de la révolution contre le colonel Kadhafi en 2011.
"Nous voulons une armée unifiée", " Plus jamais d'assassinats", pouvait-on lire sur les bannières des manifestants. Des hélicoptères et des avions-chasseur ont survolé la manifestation organisée sous le slogan de "Benghazi ne va pas mourir", un semaine après le déploiement par l'armée de ses forces pour assurer la sécurité de la ville.
Ces derniers mois, Benghazi a été le théâtre de plusieurs explosions et d'une vague d'assassinats qui ont notamment visé des officiers de l'armée. Ces attentats sont généralement attribués aux islamistes radicaux, à l'instar de l'attaque du 11 septembre dernier contre le consulat des Etats-Unis, qui avait coûté la vie à quatre Américains dont l'ambassadeur Chris Stevens.

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