Extension Factory Builder
22/12/2012 à 12:38
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
L'opposant historique algérien Hocine Aït Ahmed, président du Front des forces socialistes, le 6 L'opposant historique algérien Hocine Aït Ahmed, président du Front des forces socialistes, le 6 © AFP/Archives - FAYEZ NURELDINE

L'opposant historique algérien Hocine Aït Ahmed a annoncé son intention de quitter la présidence du Front des forces socialistes (FFS), qu'il occupe depuis sa création en 1963, à l'issue d'un congrès prévu au deuxième trimestre de 2013.

L'opposant historique algérien Hocine Aït Ahmed a annoncé son intention de quitter la présidence du Front des forces socialistes (FFS), qu'il occupe depuis sa création en 1963, à l'issue d'un congrès prévu au deuxième trimestre de 2013, dans une lettre reçue samedi par l'AFP.

"Le moment est venu pour moi de passer le témoin (...) Je ne me présenterai pas à la présidence du parti pour le prochain exercice", écrit M. Aït Ahmed, 86 ans, dans cette lettre aux membres du conseil national du parti, réunis vendredi à Alger.

M. Aït Ahmed a toutefois assuré qu"'il rest(ait) encore (...) à l'écoute des militantes et des militants et en relation de confiance avec le comité d'éthique et le secrétariat national".

Cet opposant irréductible est le seul survivant des "fils de la Toussaint" qui avaient déclenché la guerre d'indépendance, le 1er novembre 1954.

Né le 20 août 1926 à Aïn El-Hammam (ex-Michelet), en Kabylie, Aït Ahmed est élu député de la première Assemblée nationale en 1962, mais il s'oppose à Ahmed Ben Bella, devenu président, et crée en 1963 le FFS et des maquis de résistance en Kabylie.

Arrêté en 1964, il est condamné à mort puis gracié. Il s'évade en avril 1966 et s'installe alors à Lausanne, en Suisse, d'où il rentrera à Alger en décembre 1989, après 23 ans d'exil. Les autorités avaient alors reconnu la légalité du FFS, dans la foulée du multipartisme.

En juillet 1992, il s'exile à nouveau puis signe en janvier 1995 l'accord de Sant'Egidio, à Rome, demandant au pouvoir d'ouvrir des négociations pour mettre fin à la guerre civile. Parmi les signataires, le Front islamique du salut (FIS, dissous).

En avril 1999, il se retire de l'élection présidentielle avec cinq autres candidats pour dénoncer une fraude annoncée en faveur de Abdelaziz Bouteflika, qui sera réélu en 2004 et en 2009. Il vit depuis en Suisse.

Le FFS compte 27 députés à l'Assemblée nationale sur 462.

© 2012 AFP
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Algérie

Algérie : des juges d'instruction français vont enquêter sur l'assassinat d'Hervé Gourdel

Algérie : des juges d'instruction français vont enquêter sur l'assassinat d'Hervé Gourdel

Des juges d'instruction français vont enquêter sur l'enlèvement et l'assassinat d'Hervé Gourdel, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.[...]

Algérie - France : où en est l'enquête sur la mort des moines de Tibhirine ?

Au lendemain de l'opération d'exhumation des restes des crânes des sept moines de Tibhirine, assassinés en 1996 en Algérie, où en est l'enquête ? Décryptage avec notre journaliste[...]

Algérie : l'intouchable Abdelghani Hamel

Ses propres troupes se sont retournées contre lui. Mais le chef de la police nationale Abdelghani Hamel peut compter sur le soutien du président Bouteflika.[...]

Algérie : nouveau blocage dans l'enquête sur la mort des moines de Tibhirine ?

Les magistrats français qui se sont rendus en Algérie la semaine dernière n'ont pas pu emporter les prélèvements effectués sur les restes des crânes des sept moines[...]

Algérie : l'autoroute sans fin

Censée relier le pays à ses voisins - le Maroc à l'ouest et la Tunisie à l'est -, elle devait être livrée intégralement à la fin de 2009. Mais un scandale de[...]

L'Algérie maintient ses recettes malgré la chute du cours du pétrole

Malgré la chute des cours du pétrole depuis plus d'un trimestre (-26 %), les recettes algériennes provenant de la ventes d'hydrocarbures se sont maintenues. Entre janvier et fin septembre, elles ont[...]

Le FMI met en garde l'Algérie au sujet de ses dépenses publiques

Après la visite en Algérie (17 septembre-1er octobre) d'une délégation du Fonds monétaire international, une sévère mise en garde a été[...]

Algérie-Maroc : Rabat accuse l'armée algérienne d'avoir ouvert le feu sur des civils marocains

Le Maroc a dénoncé un "acte irresponsable" et sommé l'Algérie de s'expliquer après des coups de feu tirés, samedi, à la frontière entre les deux pays.[...]

Mali : à Alger, la médiation face à deux plans de sortie de crise

Alors que la reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés a été reportée au 22 octobre à Alger, "Jeune Afrique" a pu se procurer en[...]

Algérie : Rafik Khalifa, après la gloire, les déboires

Pour l'ex-golden boy, déjà condamné à la réclusion à perpétuité en Algérie, les ennuis continuent. Il vient d'écoper de cinq ans de prison en France.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers