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13/12/2012 à 16:19
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Jacques Anouma. Jacques Anouma. © AFP

La Confédération africaine de football (CAF) a rejeté, le 10 décembre, la candidature de Jacques Anouma à la présidence de l’institution, le 10 mars prochain à Marrakech. Mais l’ancien président de la Fédération ivoirienne, qui a décidé d’interjeter appel, va saisir dans les prochains jours le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le recours de la dernière chance…

Jeune Afrique : Avez-vous saisi le TAS ?

Jacques Anouma : Pas encore. Mais je vais le faire. La CAF a annoncé le 10 décembre dernier que je ne pouvais pas me présenter à l’élection pour sa présidence, en s’appuyant sur la motion votée le 3 septembre dernier aux Seychelles (qui stipule que toute personne briguant un mandat doit être ou doit avoir été membre du comité exécutif de la CAF). Puisque c’est ainsi, j’ai décidé de porter l’affaire devant le TAS. J’ai jusqu’au 20 décembre pour le faire. Mon dossier est prêt. Je suis confiant et déterminé. Après, ce sera arguments contre arguments.

Il s’agit donc de votre ultime possibilité d’être candidat ?

Oui. Au moins pour cette fois-ci. La vie continuera. Mais j’ai l’intention d’aller jusqu’au bout, car cette décision de la CAF est vraiment scandaleuse. Je suis déterminé. J’ai siégé pendant six ans au comité exécutif en tant que représentant de la Fifa, au même titre que ceux qui se disent membres de ce même comité.

Cette motion du 3 septembre semble avoir été faite pour vous. Est-ce un traitement de faveur ?

Je ne suis pas du tout étonné par les stratagèmes utilisés. Quelque part, c’était écrit, prémédité. Je savais que tout allait se passer comme ça.

(Il éclate de rire) Je ne sais pas. Certains pourraient le penser. Mais je ne suis pas du tout étonné par les stratagèmes utilisés. Quelque part, c’était écrit, prémédité. Je savais que tout allait se passer comme ça.

En parlez-vous avec Issa Hayatou quand vous le croisez ?

Pas du tout. Il n’aborde jamais le sujet, puisque à ses yeux, il est clos. C’est la même chose avec son entourage. J’ai l’impression que le pouvoir actuel n’a pas envie de voir d’autres candidatures que celle de M. Hayatou. Il y a bien eu quelques velléités, mais ces candidats potentiels sont vite rentrés dans le rang.

La CAF est-elle un cercle fermé ?

Disons que c’est un pouvoir qui est craint…Heureusement qu’il y a des gens courageux (rires)…

Est-ce une mauvaise publicité pour le football africain ?

Oui, bien sûr. En Afrique, il y a souvent des problèmes quand il y a une élection. Il faut permettre aux gens de s’exprimer librement. Dans le cas des élections de la CAF, il faut que les urnes puissent dire si l’actuel président doit effectuer ou non un nouveau mandat.

Vous sentez-vous soutenu ?

Oui, bien sur. Je reçois de nombreux messages de soutien et d’amitié, de la part de plusieurs présidents de fédérations. Des amis, j’en ai encore beaucoup.

Le soutien de la Fédération Ivoirienne, que vous avez dirigée, vous semble-t-il franc et massif ?

Je ne me pose pas ce genre de question. La Fédération Ivoirienne a apporté son parrainage dans les délais, et cela est à mes yeux largement suffisant.

Pendant que vous livrez une bataille juridique, Issa Hayatou est en campagne…

J’ai un programme. Tout est prêt. Mais je ne peux pas le présenter pour les raisons que vous savez. Si ma candidature est acceptée, je pourrai enfin faire campagne, et mettre en avant mes projets et mes propositions pour le football africain.

__________

Propos recueillis par Alexis Billebault
 

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