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12/12/2012 à 09:53
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Jean-Marc Ayrault, le 11 décembre 2012 à Paris. Jean-Marc Ayrault, le 11 décembre 2012 à Paris. © AFP

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault sera au Maroc, mercredi 12 et jeudi 13 décembre, pour une visite destinée à "donner un nouvel élan" aux relations entre Paris et Rabat. Environ 300 millions d'euros d'accords commerciaux doivent être concrétisés.

Signe de l'étroitesse des relations franco-marocaines, Jean-Marc Ayrault sera accompagné d'une dizaine de ministres lors de sa visite organisée mercredi 12 et jeudi 13 décembre au Maroc. Pour son troisième voyage officiel, après l'Asie du Sud-Est (Singapour et Philippines) et l'Allemagne, le Premier ministre français sera notamment accompagné de plusieurs « poids lourds » du gouvernement comme Manuel Valls (Intérieur), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Najat Vallaud-Belkacem (porte-parole, Droits des femmes) ou encore Christiane Taubira (Justice). Laurent Fabius (Affaires étrangères), qui participe à la réunion du groupe des « Amis du peuple syrien », mercredi à Marrakech, les rejoindra au cours de la visite.

Ce déplacement revêt cette année « une dimension particulière, puisque c'est la première fois que le nouveau gouvernement français rencontre le gouvernement marocain issu des urnes lui aussi dans le courant de l'année 2012 », explique-t-on à Matignon.

Lors de ces deux jours, Ayrault sera reçu en audience par le roi Mohammed VI et par son homologue Abdelilah Benkirane. Il participera jeudi à la « rencontre de haut-niveau » entre les deux gouvernements, la onzième depuis que ces séminaires inter-gouvernementaux, instaurés en 1997, existent. Il s'agira de « réaffirmer un partenariat d'exception qui lie la France et le Maroc, de lui donner un nouvel élan », souligne-t-on dans l'entourage du Premier ministre. À l'issue de cette rencontre sera prise une déclaration conjointe qui « structurera la relation bilatérale pour les deux ans à venir ». Parmi de nombreux partenariats, l'accent sera mis sur l'enseignement supérieur et la formation professionnelle.

Tramway de Casa

La visite aura aussi une forte dimension économique. Le Premier ministre se rendra, mercredi, à Casablanca, capitale économique du royaume (4 millions d'habitants). Il inaugurera, avec le roi Mohammed VI, le nouveau tramway de la ville, un projet mené par Alstom, Systra et la RATP.  Ayrault viendra aussi clôturer un forum économique entamé mercredi matin auquel participent entre 100 à 150 chefs d'entreprises françaises.

Au total, des contrats seront passés pour 300 millions d'euros, dont l'un dans le domaine des énergies renouvelables, concernant EDF et portant sur l'attribution d'un parc éolien. Trois autres contrats concernent la construction de la ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca, tandis que quatre conventions seront signées dans le domaine bancaire, portant sur 280 millions d'euros de prêts.

Quelque 750 entreprises françaises sont présentes au Maroc, dont 36 du Cac 40. La France est le premier partenaire économique du royaume mais n'a plus la place de premier partenaire commercial depuis cette année, l'Espagne étant passée devant.

"Pas de compétition" avec l'Algérie

Sur le plan diplomatique, ce voyage intervient à une semaine du premier voyage de François Hollande au Maghreb, en Algérie, les 19 et 20 décembre.

Faut-il y voir une volonté de rééquilibrage ? « Il y a une coïncidence des dates entre les deux déplacements, mais qui n'est pas voulue », assure-t-on à Matignon, où l'on précise : « ce n'est parce qu'on va avoir de bonnes relations avec l'Algérie qu'on va avoir de mauvaises relations avec le Maroc (...) Il n'y a pas de concours de beauté, pas de compétition ». M. Hollande a promis au roi du Maroc qu'il se rendrait dans son pays début 2013.

Sur le plan intérieur, Ayrault sort de plusieurs semaines difficiles. Il a essuyé de nombreuses critiques pour sa gestion de dossiers comme le futur aéroport à Notre-Dame des Landes (Loire-Atlantique) ou plus récemment, les hauts fourneaux de Florange (Moselle). Selon un baromètre Ipsos-Le Point publié lundi, le Premier ministre perd cinq points, à 33% d'avis favorables.

(Avec AFP)

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