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10/12/2012 à 18h:42
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Des membres du M23, le 26 novembre à Minova, dans l'est de la RDC. Des membres du M23, le 26 novembre à Minova, dans l'est de la RDC. © AFP

Au deuxième jour de négociations à Kamapala entre le gouvernement congolais et le M23, lundi 10 décembre, les rebelles sont restés à leur hôtel. Les deux délégations se parleront-elles mardi ?

Les négociations entre la RDC et le Mouvement du 23 Mars étaient mal parties… elles ont été suspendues, lundi 10 décembre, à Kampala. « Nous ne venons pas. Nous sommes à notre hôtel », a affirmé René Abandi, responsable des relations extérieures du M23. « Nous sommes ici pour négocier, pas pour écouter la colère du gouvernement. Quand il nous semblera qu'il y a un cadre pour négocier, nous viendrons », a-t-il ajouté, sans préciser si les rebelles prendraient part aux discussions mardi.

Les pourparlers directs avaient été acceptés par Kinshasa en échange du retrait des rebelles de Goma, capitale du Nord-Kivu, à la suite d'une médiation des pays des Grands Lacs orchestrée par l'Ouganda.

René Abandi, chargé des affaires extérieures et de la coopération internationale du M23 :

« Dire que le M23 a boycotté les négociations aujourd’hui est une désinformation. Il n’y avait pas eu de plénière mais plutôt une conférence de presse du gouvernement. Il n’était donc pas question pour nous de prendre part à une conférence de presse destinée à dépeindre notre mouvement en noir. La délégation de Kinshasa dit qu’elle veut répliquer à nos déclarations d’hier (dimanche) sur l’état de la nation, mais nous, nous pensons qu’on n’est pas venu à Kampala pour entendre ses réponses. Dans ces conditions, il serait impossible de trouver un consensus à la crise à l’est du pays. Nous espérons que dès demain, les discussions pourront reprendre sur de bonnes bases ».

Propos recueillis par Trésor Kibangula.

Mais dès dimanche, au premier jour des échanges, les tensions ont été très vives. Le chef de la délégation du M23, François Rucugoza, a affirmé que le conflit dans l'est de la RDC était dû à une mauvaise gouvernance et, surtout, à un manque de leadership visionnaire. Le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, a alors menacé de bloquer les pourparlers.

Ajournement

« On leur a laissé du temps, mais ils ne sont pas venus. C'est ça la démocratie ? Ils ne sont pas prêts à écouter », a répliqué Tshibanda, qui avait prévu de répondre aux accusations lancées par la partie adverse.

Le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, a de son côté décidé d'ajourner les discussions à mardi. « Pour aujourd'hui, c'est terminé », a-t-il dit.

(Avec AFP)
 

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