Interpellé le 5 décembre à son domicile parisien puis déféré au Parquet, Patrice Talon n’aura finalement passé qu’une nuit en détention. Placé sous contrôle judiciaire, l’homme d’affaires béninois, poursuivi dans son pays pour "tentative d’empoisonnement" sur Boni Yayi, le chef de l’État, a été relâché le lendemain après avoir remis son passeport.
Alors que, depuis le 23 octobre, Patrice Talon fait l’objet d’un mandat d'arrêt international, trois personnes accusées de complicité – elles étaient censées substituer des produits radioactifs au traitement antidouleur du président – ont déjà été arrêtées à Cotonou.
Selon la convention qui lie les deux pays, le Bénin dispose de deux semaines pour présenter sa demande d'extradition. La justice française aura alors deux mois pour l'étudier. L'affaire ne fait donc que commencer. Lors d'une conversation téléphonique, le 5 décembre, peu après l'interpellation de Talon, le président français François Hollande a assuré à son homologue béninois qu'il n'y aurait « aucune obstruction ».
"Machination politique"
De son côté, le businessman qui a fait fortune dans le coton se dit victime d'une « vengeance et d'une machination politique » depuis son refus « d'activer des députés » pour engager une réforme de la Constitution et permettre à Boni Yayi d'être à nouveau candidat à la présidentielle de 2016. Ce dernier « réfute catégoriquement cette fable ». « Dans trois ans, je pars », jure-t-il, alors que dans son entourage, on affirme détenir les preuves du complot.

Nkosazana Dlamini-Zuma : "L'Afrique ne peut plus attendre que l'initiative vienne de l'extérieur"
Addis-Abeba : l'Afrique célèbre les 50 ans de l'Organisation de l'unité africaine
Attentats au Niger : assaut franco-nigérien à Agadez, les derniers islamistes tués







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Une femme et son enfant parmi des personnes déplacées qui ont fui les violences près de Beni, dans l'est de la RDC, en 2008
La présidente de la Commission de l'UA, la sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, le 25 mars 2013 à Abidjan
Des islamistes du Mujao le 16 juillet 2012 Ã Gao
Carte montrant le lieu des attentats et les zones d'activités d'Aqmi dans la région
Jean-Yves Le Drian au milieu des soldats français de l'opération Serval, le 26 avril 2013 à Gao (Mali)
Débris du véhicule utilisé pour un attentat suicide, 23 mai 2013 à Agadez, dans le nord du Niger
Soldats du mouvement rebelle congolais du M23, le 1er décembre 2012 à Goma
L'ancien patron d'Elf, Loïk Le Floch-Prigent (2e g), le 17 septembre 2012 à Lomé











