Extension Factory Builder
07/12/2012 à 11:33
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
La chanteuse sud-africaine Yvonne Chaka Chaka et le président tanzanien Jakaya Kikwete. La chanteuse sud-africaine Yvonne Chaka Chaka et le président tanzanien Jakaya Kikwete. © Reuters/MOntage J.A.

La chanteuse sud-africaine Yvonne Chaka Chaka animait le lancement du forum des partenaires de la Global Alliance for Vaccines and Immunisation (Gavi), le 5 décembre à Dar es-Salaam. Une cérémonie que le président tanzanien et son ministre de la Santé ne devraient pas oublier.

Est-ce une bonne idée d’inviter un artiste mondialement célèbre lors d’un dîner réunissant plusieurs centaines de personnes à la résidence présidentielle ? Pour l’ambiance, la réponse est certainement oui. Mais pour le reste, c’est à vos risques et périls… Le 5 décembre 2012 au soir, le président tanzanien Jakaya Kikwete donnait une réception à State House à l’occasion du lancement du forum des partenaires de la Global Alliance for Vaccines and Immunisation (Gavi).

Parmi les invités, il y avait Graça Machel, l’épouse de Nelson Mandela, la première dame de Zambie, le ministre de la santé tanzanien Hussein Ali Mwinyi, une cohorte d’ambassadeurs et de représentants d’institutions prestigieuses, mais il y avait surtout la « princesse de l’Afrique », la chanteuse sud-africaine Yvonne Chaka Chaka.

Ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef et artiste de renom, elle est connue pour ses prises de position en faveur de meilleures politiques de santé. Lui confier le micro, c’était s’exposer à la puissance de sa voix, mais aussi au pouvoir de ces petits mots qui restent dans l’Histoire. Ainsi ne s’est-elle pas contentée de chanter.

Vilains petits garçons

Défiant le protocole avec entrain, son nouveau disque à la main, elle a fait venir à elle le président Kikwete, son ministre de la Santé et Graça Machel. Ne réservant que des louanges à cette dernière, elle a traité – avec humour s’entend – les deux autres comme des petits garçons plus habitués aux bêtises qu’aux bonnes actions.

Solennellement, elle a fait promettre au président de la Tanzanie d’être un bon dirigeant dévoué à son peuple. Il s’est exécuté sans broncher : on ne refuse pas une demande d’Yvonne Chaka Chaka. Quand au ministre de la Santé, il a dû promettre que l’argent de son ministère n’irait jamais dans les « mauvaises poches ». Ce qu’il a promis lui aussi, déclenchant quelques rires discrets.

Fière de son petit numéro, la princesse pouvait alors entonner a capella la chanson d’Heather Small, « What have you done today to make you feel proud ? » Bien sûr, les esprits chagrins noteront que ce refrain revient souvent dans la communication de la firme pharmaceutique GlaxoSmithKline. Mais les autres se réjouiront des promesses obtenues devant témoins : ce ne sont que des mots, mais ils ont été prononcés. L’avenir jugera.

________

Par Nicolas Michel, envoyé spécial à Dar es-Salaam
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Continental

Agroalimentaire : Supreme Group passe à l'attaque en Afrique

Agroalimentaire : Supreme Group passe à l'attaque en Afrique

 Supreme Group, multinationale du soutient logistique et du transport alimentaire, diversifie ses activités et s'intéresse désormais aux PME africaines, a appris "Jeune Afrique".[...]

Ashish Thakkar, un businessman presque parfait

Partenaire du banquier Bob Diamond en Afrique, cet homme d'affaires anglo-ougandais bâtit sa légende en même temps que sa fortune. Enquête sur un réfugié autodidacte devenu grand[...]

Terrorisme : Al-Qaïda, Daesh, même jihad

Ennemies au Moyen-Orient, les deux grandes mouvances de l'islamisme radical ont tendance à s'imbriquer à mesure que l'on s'éloigne du foyer syro-irakien.[...]

Théâtre : la misère affective du déraciné par Elise Chatauret

Dans Nous ne sommes pas seuls au monde, l'auteure et metteuse en scène Élise Chatauret évoque le déracinement affectif d'un exilé africain.[...]

CAN 2015 : en Guinée Équatoriale, des couacs mais pas le chaos redouté

La catastrophe redoutée a, pour l'instant, été évitée en Guinée Équatoriale, qui n'a eu que 50 jours pour se préparer à l'organisation de la CAN-2015 après la[...]

Ebola : la situation reste "extrêmement préoccupante"

Malgré une nette baisse du nombre de personnes affectées par le virus Ebola, la situation reste "extrêmement préoccupante" en Afrique de l'ouest, a prévenu vendredi l'Organisation[...]

Diaporama : les plus grandes (et belles) églises d'Afrique

Le christianisme est la religion dominante en Afrique avec une part de fidèles estimée à plus de 60% en 2014. Jeune Afrique revisite pour vous la richesse architecturale de lieux de culte chrétiens sur[...]

Escrocs et charlatans

Chaque année, rituellement, je consacre mon premier "PS" aux voyantes, aux soi-disant extralucides, aux horoscopes, à tous ces escrocs et charlatans qui prétendent pouvoir prévoir[...]

Quatre-vingts ans de négritude

Au mois de mai prochain, le mouvement de la négritude aura 80 ans. Le mot est en effet apparu en 1935 sous la plume d'Aimé Césaire dans " L'Étudiant noir", journal mensuel de[...]

CAN 2015 : Bifouma, Aboubakar, Mahrez, Bolasie... meilleurs espoirs masculins

Ils ne sont pas les plus jeunes, certains fréquentent même le niveau international depuis quelques années sans pour autant avoir fait parler d'eux. Et si c'était pour cette fois-ci ?[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121207111854 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121207111854 from 172.16.0.100