L'homme d'affaires béninois a été interpellé, mercredi 5 décembre, par la police française à son domicile parisien, puis remis en liberté le jour suivant après avoir été placé sous contrôle judiciaire. Un mandat d'arrêt international émis par la justice de son pays pour complot contre Boni Yayi pèse toujours sur lui.
Accusé par la justice de son pays d'avoir voulu empoisonner le président du Bénin, Boni Yayi, et visé par un mandat d'arrêt international, Patrice Talon, a été interpellé chez lui, à Paris, le 5 décembre à la mi-journée, selon une source proche du dossier. L'homme d'affaires béninois a été placé sous écrou à la Préfecture de Police puis déféré au parquet, jeudi 6 décembre. Il a ensuite été placé sous contrôle judiciaire et remis en liberté « après avoir remis son passeport aux autorités françaises », a précisé son avocat William Bourdon.
Entretien Hollande-Yayi
La justice française va à présent devoir se prononcer sur le mandat d'arrêt international. Un accord de coopération en matière de justice lie les deux pays. Toujours mercredi, en fin d'après midi, François Hollande et Boni Yayi se sont parlé au téléphone. Le président français a assuré son homologue béninois qu'il n'y aurait « aucune obstruction ».
Au Bénin, Patrice Talon est poursuivi pour « tentative d'assassinat » sur Boni Yayi. Le complot présumé a été déjoué, le 17 octobre, lors d'un voyage officiel du président béninois à Bruxelles. Trois personnes accusées de complicité ont été arrétées, à Cotonou, le 22 octobre. Toujours selon la justice béninoise, elles devaient remplacer un traitement antidouleur par des produits radioactifs.

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