Extension Factory Builder
30/11/2012 à 17:45
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Une marche de protestation le 30 novembre 2012 à Siliana. Une marche de protestation le 30 novembre 2012 à Siliana. © AFP

Manifestants et policiers se sont affrontés vendredi 30 novembre à Siliana, pour le quatrième jour consécutif.

Comme c’est le cas quotidiennement depuis le début de la semaine, manifestants et policiers se sont affrontés vendredi 30 novembre à Siliana. Ses habitants réclament le départ du gouverneur, la fin de la violence policière et la mise en place d'un programme d'aide à cette région économiquement sinistrée, située au sud-ouest de Tunis.

Les heurts ont éclaté lorsque plusieurs centaines de protestataires, des jeunes dans leur grande majorité, ont attaqué avec des pierres un important poste de police. Les forces de l'ordre ont répliqué peu après avec des gaz lacrymogène et pourchassé les assaillants dans les rues, répétant le scénario de la veille.

Les représentants de la principale centrale syndicale du pays, l'UGTT, ont appelé sans succès les manifestants à se disperser. « Rentrez chez vous, c'est dangereux. Ils vont tirer à balles réelles », a lancé Abdesattar Manaï, un responsable régional du syndicat. Plus tôt, une vaste manifestation avait rassemblé dans le calme en matinée des milliers de personnes pour une marche « symbolique » de cinq kilomètres en direction de Tunis.

"Chaos"

Le Premier ministre Hamadi Jebali, issu du parti islamiste Ennahdha, a lancé vendredi soir un appel au calme en soulignant que le développement économique ne pouvait avoir lieu « dans le chaos ». « Si la situation continue comme ça, je vais devoir fermer mon usine. Ça fait trois jours que les ouvriers ne sont pas venus », a indiqué à l'AFP Antonio Botorel, un Italien qui dirige une usine textile dans la région.

Le ministre de l'Intérieur, Ali Larayedh, a défendu vendredi les actions de ses hommes devant l'Assemblée nationale constituante (ANC), alors que des députés d'oppositions appelaient à sa démission. « Nous allons continuer notre action en respectant la loi et protéger les citoyens et les mouvements (de contestation) pacifiques », a-t-il déclaré.

La présidence tunisienne a annoncé que le chef de l'État Moncef Marzouki prononcerait vers 19H00 GMT une allocution télévisée sur la situation à Siliana.

(Avec AFP)

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Tunisie

Armée tunisienne : la grande désillusion

Armée tunisienne : la grande désillusion

Incapable de venir à bout des maquis jihadistes, minée par des querelles au sommet, gangrenée par la politique, la grande muette a beaucoup perdu de sa superbe. Enquête exclusive sur une institut[...]

Barack Obama à Béji Caïd Essebsi : "Les États-Unis croient en la Tunisie"

À l'ocassion de la réception de Béji Caïd Essebsi à la Maison blanche jeudi, le président amréicain Barack Obama a annoncé son intention d'accorder à la Tunisie le[...]

Attentat du Bardo en Tunisie : doutes sur l'implication du suspect marocain arrêté en Italie

Un nouveau suspect a été appréhendé mercredi à Gaggiano, en Italie, dans le cadre de l'affaire de l’attentat du Bardo. Mais les premiers éléments laissent à penser[...]

Tunisie : contre la contrebande, l'électronique !

Habib Essid, le Premier ministre tunisien, et Slim Chaker, son ministre des Finances, ont donné carte blanche à Adel Ben Hassine, le directeur général des douanes fraîchement nommé,[...]

Les femmes africaines peinent à percer le plafond de verre

Éducation, travail, indépendance... Malgré de timides avancées, le statut des femmes n'a que peu progressé en Afrique, selon les participantes du 5e forum social d’Essaouira, au Maroc, du[...]

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi reçu par Barack Obama à la Maison blanche

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi sera reçu jeudi à Washington par son homologue américain Barack Obama. Cette deuxième rencontre entre les deux hommes à la Maison[...]

Comment Samir Tarhouni, l'ancien chef de la BAT, a empêché les Trabelsi de quitter la Tunisie en 2011

Samir Tarhouni, l'ancien patron de la brigade antiterrorisme (BAT) a été l'un des principaux protagonistes du départ de Ben Ali. Retour sur un épisode clé de l'histoire tunisienne[...]

Tunisie : voyage au coeur de la BAT, la brigade antiterrorisme

Devenue un symbole national depuis l'arrestation des Trabelsi, en 2011, la brigade antiterrorisme nous ouvre pour la première fois ses portes.[...]

Attentat du Bardo en Tunisie : un suspect marocain arrêté en Italie

Un suspect marocain a été appréhendé mercredi dans le nord de l'Italie, pour complicité présumée dans l'attentat du Bardo. Le résultat d'une coopération avancée[...]

Libye : 172 Tunisiens pris en otages par une milice islamiste du groupe Fajr Libya

Les autorités tunisiennes ont annoncé lundi l’existence de négociations en vue de la libération de 172 ressortissants détenus en Libye par un groupe de la coalition de milices islamistes[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers