Une sculpture de l'artiste espagnol Jaume Plensa, Ã Rio de Janeiro.
© AFP / Alex Ribeiro/AE/Agência Estado
Près de 2 000 réfugiés angolais et libériens ont obtenu un permis de résidence permanente au Brésil, où ils étaient arrivés dans les années 90. Une grande première dans le pays.
Après l'élection du premier président noir de la Cour suprême, Joaquim Barbosa, le 10 octobre, et la promulgation d'une loi de quotas raciaux dans les universités, à la fin du mois d'août, le Brésil vient de démontrer une fois de plus sa volonté de lutter contre les discriminations envers les Noirs et Métis qui représentent 51% de sa population. Près de 2 000 réfugiés angolais et libériens ont obtenu un permis de résidence permanente, alors qu'ils vivaient depuis environ dix ans au Brésil.
Arrivés dans les années 90, ils fuyaient les conflits civils dans leurs pays respectifs. En Angola, plus de quatre millions de personnes ont été déplacées pendant la guerre (1961-2002) et 600 000 autres ont été forcées à partir en exil. Dans le cas du Liberia, les deux guerres civiles (1989-2003) ont entraîné le départ de dizaines de milliers de personnes.
Le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) demandait de mettre fin à leur statut de réfugiés et recommandait de poursuivre leur intégration locale. Le Brésil est le premier pays d'Amérique latine et à l'extérieur de l'Afrique à suivre ces recommandations. La plupart des réfugiés se sont établis à Rio de Janeiro et São Paulo, et beaucoup sont mariés à des Brésiliens. Le HCR estimait donc qu'ils répondaient aux exigences des autorités pour rester au Brésil.
"Minha casa minha vida"
Quatre conditions doivent être remplies pour y obtenir un permis de résidence permanente : vivre dans le pays en tant que réfugié reconnu depuis plus de quatre ans, être embauché par une entreprise privée ou publique enregistrée auprès du ministère du Travail, être un travailleur qualifié avec des compétences officiellement reconnues ou diriger sa propre entreprise légalement établie et ne pas avoir été reconnu coupable d'une infraction criminelle.
Le 9 novembre, ils étaient donc 1 952 exactement – 1 681 réfugiés angolais et 271 libériens, soit environ 40% de la population totale réfugiée au Brésil (4 600 personnes en tout) - à voir leur situation régularisée. Les autres réfugiés dans le pays sont originaires de la République démocratique du Congo (RDC, 497) et de la Colombie (700).
Désormais, ils pourront recevoir des aides financières des banques publiques, comme le programme « Minha casa minha vida » réservé exclusivement aux résidents, alors que jusqu'à présent leur statut de réfugié ne leur permettait que d'ouvrir un compte en banque et de cotiser au système de retraite.
________
Par Marie Villacèque (@mvillaceque)

Tunisie : 200 salafistes arrêtés après les violences de dimanche
Côte d'Ivoire : arrêté dans l'Ouest, Amadé Ouérémi va être transféré à Abidjan
Bénin - Affaire Talon : les dessous d'un non-lieu 







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique
Des rebelles de Seleka au camp de Bossembele, en Centrafrique
L'ex-ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubéye Maïga, le 11 septembre 2011 à Alger
Saïd Larifou, président du Rassemblement pour une initiative de développement avec la jeunesse avertie, le 10 juin 2007 à Moroni
Hichem Aboud, propriétaire d'El-Watan et El Khabar, le 19 mai 2013 à Alger
Les couvertures des deux journaux qui se sortiront pas, après avoir été censurés par les autorités algériennes, le 19 mai 2013
Des soldats des rebelles du M23, en RDC, le 27 avril 2013
Un Egyptien passe devant un magasin de spiritueux, le 16 mai 2013 au Caire
Des rebelles congolais du M23, en avril 2013











