Les combats ont repris jeudi 22 novembre à Saké, localité conquise la veille par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Les forces loyalistes, appuyées par une milice locale maï-maï, ont lancé une offensive contre ces derniers. Une reprise des hostilités qui stoppe l’avancée de la rébellion vers Bukavu, capitale du Sud-Kivu.
Le M23 est bloqué dans sa progression vers Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu en RDC. Après avoir pris, la veille, la ville de Saké, à 27 km de Goma, les hommes de Sultani Makenga s’apprêtaient à poursuivre leur offensive lorsqu’ils ont été surpris par une contre-offensive des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) appuyées par une milice locale, Maï-Maï.
« Selon les informations qui nous sont parvenues, les combats ont repris ce jeudi vers 14 heures (heure locale) à Saké entre les rebelles du M23 et la coalition FARDC/Maï-Maï », a signalé Sy Kumbo, la chargée d’information publique de la Monusco au Nord-Kivu.
Après trois heures d’affrontements, les forces loyalistes seraient de nouveau rentrées dans la localité, repoussant les éléments du M23 qui se seraient retirés « en partie » de la localité. « Les combats se poursuivaient encore avant la tombée de la nuit », nuance Sy Kumbo.
La reprise des hostilités entraîne par ailleurs son corollaire, les problèmes humanitaires. « Plusieurs habitants de Saké ont fui leur domicile pour venir se réfugier à Goma, évitant d’aller à Minova (50 km du chef-lieu du Nord-Kivu), prochaine cible déclarée du M23 », souligne-t-elle.
Sommet extraordinaire le 24
À Kampala, où ils étaient réunis en sommet extraordinaire, les chefs d'États de la région - l'Ougandais Yoweri Museveni, le Congolais Joseph Kabila et le Rwandais Paul Kagamé - avaient déjà appelé, le 21 novembre, les rebelles à se retirer de Goma. Un sommet extraordinaire des chefs d’État de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) a été convoqué samedi 24 novembre pour se pencher de nouveau sur la situation.
Le M23 qui exige désormais des « négociations directes » avec le pouvoir de Kinshasa avant son retrait de Goma ne semble pas prêt à obtempérer. Son leader politique, Jean-Marie Runiga, a dû annuler ce jeudi une conférence de presse qu’il devait tenir à Goma pour se rendre à Kampala sur invitation du médiateur de la CIRGL. Un premier rendez-vous officiel adressé au mouvement rebelle.
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Par Trésor Kibangula (@Tresor_k)

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