Pour la douzième fois de son histoire, le TP Mazembe est champion de RDC après le refus de l’AS Vita Club de se déplacer à Lubumbashi, dimanche 18 novembre. L’occasion pour Lamine N’Diaye (56 ans), l’entraîneur des Corbeaux, de faire le bilan de la saison, et d’évoquer son avenir.
Jeune Afrique : Le dénouement du championnat congolais de football a fait du TP Mazembe son propre successeur, mais dans des conditions particulières…
Lamine N’Diaye : En effet. Nous aurions préféré affronter l’AS Vita Club sur notre terrain. Les Kinois étaient venus à Lubumbashi en septembre dernier, mais ils avaient refusé de jouer dans notre nouveau stade au prétexte que le programme indiquait qu’on devait les accueillir au stade de la Kenya, notre ancienne enceinte. Vita Club a avancé des prétextes différents pour ne pas jouer, et j’ai cru comprendre que ses dirigeants allaient saisir la justice.
Êtes-vous déçu par la tournure des événements ?
Disons que le football congolais mérite mieux. Les choses doivent se régler sur le terrain. Dans ce pays, il y a de bons joueurs, de bonnes équipes. Ce championnat nouvelle formule, c’est une bonne idée. Mais dans un pays aussi vaste que la RDC, où les déplacements ne peuvent se faire qu’en avion, il aurait fallu plus de moyens. Certaines équipes n’ont pas les ressources nécessaires pour supporters les frais de transport. L’idéal, c’est qu’une compagnie aérienne, la Fédération ou la Linafoot (Ligue Nationale) prennent en charge les déplacements.
Ce titre de champion atténue-t-il la déception d’avoir été éliminé en demi-finale de la Ligue des Champions par l’Espérance de Tunis (0-0, 0-1) ?
Un peu, car ce titre va nous permettre de disputer la Ligue des Champions en 2013. Cette compétition, nous voulions la gagner, mais contre les Tunisiens, nous n’avons pas eu la de réussite. Il y avait beaucoup de fatigue, après une année éprouvante, avec un calendrier surchargé. Le président Moïse Katumbi a fait preuve de beaucoup de dignité après cette élimination. Il est très ambitieux, comme tout le monde au club, où la saison prochaine se prépare déjà. Deux joueurs ont été recrutés (Kasongo Kabiona, du DC Motema Pembe, et le Ghanéen Awako, en provenance de Berekum Chelsea), et il y aura d’autres arrivées. Et des départs sont envisageables.
Votre contrat va s’achever au mois de décembre. Pourrait-il être renouvelé ?
C’est en très bonne voie. Il ne reste plus que quelques petits détails à régler, mais il y a de fortes chances pour que je reste deux saisons de plus à Mazembe. Cela fait un peu plus de deux ans que j’entraîne ce club, et j’ai très envie de continuer à le faire.

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