Extension Factory Builder
19/11/2012 à 16:57
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le Franco-Marocain Nabil Ayouch a créé la sensation aux JCC avec les 'Chevaux de Dieu'. Le Franco-Marocain Nabil Ayouch a créé la sensation aux JCC avec les "Chevaux de Dieu". © DR

Du 16 au 24 novembre, Tunis vit au rythme de la 24e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC).

Tunis sort de sa torpeur culturelle. Le long de l’avenue Bourguiba, les cafés sont pleins malgré l’heure tardive et, d’une table à l’autre, on s’échange les titres des films à ne pas rater au cours de cette 24e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), du 16 au 24 novembre. Pour l’occasion, l’axe central de la capitale rend hommage au cinéma : une exposition de photographies extraites de films primés lors de précédentes éditions épate les badauds, de même qu’une projection de vieux courts-métrages muets restaurés. Nul doute que la scène aurait ému le cinéaste Tahar Cheriaa, initiateur en 1996 du premier festival de cinéma africain et arabe.

C’est la première édition des JCC depuis la révolution tunisienne. Et malgré un contexte socio-économique difficile et de nombreuses difficultés pour boucler un budget déjà serré, le festival a su préserver son indépendance. Si le ministère de la Culture a apporté son soutien logistique, il n’a pas fait ingérence dans la programmation. Un vent de liberté souffle sur les écrans de Tunis, ce qui n’empêche pas quelques couacs.

Bénévoles

Ainsi, après une soirée d’ouverture en demi-teinte, le film en compétition Beautés voilées, du cinéaste tunisien Nouri Bouzid, n’a pu, par deux fois, être projeté pour des raisons techniques. L’organisation, qui fait appel à des bénévoles faute de financement, est très approximative, si bien que le public a tôt fait de rebaptiser les JCC… « journées catastrophiques de Carthage ». « Mais au fond, cela n’est pas important », affirme la réalisatrice angolaise Pocas Pascoal, qui présente son premier long-métrage, Por Aqui Tudo Bem (« Ici Tout va bien »).

L’essentiel, ce sont les 19 longs-métrages, 23 courts-métrages et 16 documentaires en compétition, la projection de nombreux autres films tunisiens et étrangers, ainsi que l’hommage, très attendu, au cinéma algérien.

Au cours des deux premières journées de ces JCC, c’est le long-métrage du réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch, Les Chevaux de Dieu, qui a attiré les foules. « Avec ce que nous vivons en Tunisie mais aussi dans le monde arabe, ce film, inspiré du quotidien de jeunes kamikazes avant les attentats terroristes de mai 2003 à Casablanca, nous interpelle forcément », affirme Zeineb, une cinéphile d’origine syrienne.

________

Par Frida Dahmani, à Tunis
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Tunisie

Marzouki : 'Mohamed Bouazizi est devenu un symbole qui a franchi les frontières tunisiennes'

Marzouki : "Mohamed Bouazizi est devenu un symbole qui a franchi les frontières tunisiennes"

Le président tunisien Moncef Marzouki a tenu mercredi un meeting de campagne pour sa réélection à Sidi Bouzid, jour anniversaire de l'immolation de Mohamed Bouazizi, un des symboles de la révol[...]

Tunisie - Aziz Krichen : "Marzouki est l'esclave de sa propre passion dévorante du pouvoir"

À quelques jours du second tour du scrutin présidentiel prévu le 21 décembre, Aziz Krichen, ancien ministre-conseiller en affaires politiques de Moncef Marzouki, analyse les récents changements[...]

Tunisie : Hamadi Jebali, à droite toute !

Déçu des orientations prises par Ennahdha, le dirigeant islamiste tunisien claque la porte du parti. Et prépare la suite... en essayant de doubler Marzouki sur sa droite.[...]

Tunisie : Nidaa Tounes dit avoir trouvé une majorité sans les islamistes

Le parti anti-islamiste Nidaa Tounès est en mesure de former une coalition majoritaire au Parlement pour gouverner sans avoir à nouer une alliance contre-nature avec les islamistes d'Ennahdha, a affirmé[...]

Mali : le Tunisien Mongi Hamdi nommé à la tête de la Minusma

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, remplace le Néerlandais Bert Koenders à la tête de la Minusma, a annoncé vendredi un communiqué des Nations unies.  [...]

Tunisie : l'ancien Premier ministre Hamadi Jebali démissionne d'Ennahdha

C'est un petit tremblement de terre au sein d'Ennahdha. L'un de ses fondateurs, l'ancien Premier ministre Hamadi Jebali, a annoncé jeudi sa démission du parti islamiste.[...]

CAN 2015 : les dix buteurs africains qui affolent les compteurs

Des valeurs sûres, des révélations et des come-back inespérés… Alors que la fin de l’année approche, certains joueurs africains squattent le haut du classement des buteurs des[...]

CAN 2015 : calendrier des matchs, groupes et résultats

La Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2015 débute le 17 janvier. Consultez le calendrier complet et les résultats des matchs de la compétition qui s'achèvera le 8 février en Guinée[...]

Présidentielle tunisienne : la cohabitation de tous les dangers

Si Moncef Marzouki remportait l'élection présidentielle, l'enchevêtrement des attributions entre les deux têtes de l'exécutif tunisien pourrait conduire à une paralysie[...]

Tunisie : Mohamed Ennaceur... pour eux, c'est lui

Son parti, Nidaa Tounes, a voté pour lui. Plus surprenant, ses adversaires d'Ennahdha aussi. Le voilà président du Parlement tunisien.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers