L’armée algérienne aurait abattu, vendredi 16 novembre, le chef militaire d’Aqmi en Kabylie, Rabah Makhfi. L’information a été rapportée par plusieurs journaux algériens mais n’a pas été officiellement confirmée. Le jihadiste était soupçonné d’avoir planifié la majorité des attentats perpétrés dans la région ces dernières années.
Ce serait une perte importante pour Aqmi, si l’information était confirmée officiellement. L’armée algérienne aurait abattu, vendredi 16 novembre, Rabah Makhfi, alias Cheikh Nacer, présenté comme le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en Kabylie et considéré comme le bras-droit du chef de l’organisation islamiste, Abdelmalek Droudkel.
Selon le quotidien arabophone Ennahar, Makhfi aurait été tué en même temps que deux autres islamistes, vendredi 16 novembre, à 250 kilomètres à l’Est d’Alger, dans la région de Béjaïa. Les corps de ses deux acolytes sont toujours en cours d'identification à l'hôpital de Béjaïa.
"Perpétration de massacres"
Âgé de 45 ans, cet islamiste avait rejoint les groupes armés dans les années 90, au début de la guerre civile en Algérie. Il aurait planifié la majorité des attentats qui ont endeuillé la Kabylie ces dernières années.
En mars dernier, Makhfi Rabah a été condamné par contumace, aux côtés de Droukdel et deux autres terroristes, à la peine capitale par le Tribunal criminel de Bouira, à 100 km à l'est d'Alger. Il était poursuivi pour les chefs d'inculpation notamment de « constitution d'un groupe terroriste armé visant à semer la terreur et l'insécurité au sein de la population », « homicides volontaires avec préméditation et guet-apens » et « perpétration de massacres ».
Par Mathieu Olivier (@MathieuOlivier), avec agences.

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