Le coup d’envoi du quatrième Tour du Rwanda a été donné, ce dimanche 18 novembre, sous une pluie fine, au stade Amahoro de Kigali. Les 66 coureurs représentant 12 équipes et 15 nationalités différentes, vont sillonner le pays des Milles Collines pendant huit jours. Le président de la Fédération rwandaise de cyclisme, Aimable Bayingana, détaille, pour Jeune Afrique, les enjeux de cette édition.
Qu’est-ce qui fait la particularité du Tour cycliste du Rwanda ?
Notre Tour a la particularité de se dérouler dans un paysage de collines. Du fait de la géographie du Rwanda, il y a un dénivelé très important alors que les compétitions africaines se déroulent généralement sur des circuits assez plats.
À quel niveau de compétition doit-on s’attendre cette année ?
Pour la troisième fois, nous accueillons une équipe professionnelle continentale américaine, Team type 1 - Sanofi. Cette année, nous avons aussi pour la première fois l’équipe canadienne Team Quebecor Garneau, qui a des individualités de très haut niveau. Et bien sûr les meilleures équipes africaines sont sur le Tour du Rwanda : les Érythréens, les Sud-Africains, les Algériens… On peut maintenant dire que c’est la deuxième compétition la plus importante en Afrique [derrière la Tropicale Amissa Bongo au Gabon, ndlr].
Quelles sont les nouveautés de cette quatrième édition ?
Pour la première fois nous aurons une arrivée d’étape à Musanze (Ruhengeri), la ville du Nord près du parc des volcans. On s’attend à ce qu’il y ait énormément de monde.
La couverture médiatique, de télévision notamment, est beaucoup plus importante cette année, avec la présence de Canal+ et de TV5. Cela va permettre de faire connaître le Tour partout dans le monde. De même pour les médias écrits avec le quotidien sportif français l’Équipe, et l’Italien la Gazetta dello sport…
Quel est l’intérêt pour le Rwanda d’accueillir cette compétition ?
Avec cette couverture médiatique, le Tour permet de découvrir l’ensemble du Rwanda et ses paysages, de montrer un pays uni, prospère, stable, avec des infrastructures de très bonne qualité, comme ses routes et ses hôtels.
Quel résultat espérez-vous des deux équipes rwandaises engagées ?
Notre cyclisme est relativement jeune, c’est seulement le quatrième tour et il y a cinq ans, personne ne connaissait le cyclisme rwandais. Aujourd’hui nous sommes le top 10 en Afrique. Notre but est de nous améliorer d’année en année. L’année dernière la première équipe du Rwanda, le Team Karisimbi, avait déjà fini premier du classement par équipe alors cette année, nous espérons rééditer cette performance. On espère aussi qu’Adrien Niyonshuti, notre coureur le mieux placé [il avait fini en 6e au général l’année dernière, ndlr] progressera aussi.
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Propos recueillis par Pierre Boisselet à Kigali (@PierreBoisselet)
Résultat de la première journée – Prologue : contre la montre à Kigali :
Classement de l’étape et général : Nom – Nationalité – Retard par rapport au premier
1. Rémi Pelletier Roy – Canada
2. Bruno Langlois – Canada – 5 sec.
3. Adrien Niyonshuti – Rwanda – 6 sec.
4. Shaun Ward – Afrique du Sud – 9 sec.
5. Alexey Shmidt – Russie – 10 sec.

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