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16/11/2012 à 18:04
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Des membres du MNLA, en février 2012. Des membres du MNLA, en février 2012. © AFP

La rébellion touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) a lancé, vendredi 16 novembre, une offensive pour reprendre la région de Gao aux islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Parallèlement, à Ouagadougou, les délégations d'Ansar Eddine et du MNLA se sont dits prêts à un « dialogue politique » avec le pouvoir malien.

Après avoir été évincés de la ville de Gao par les islamistes du Mujao à la fin du mois de juin, l'heure de la contre-attaque a sonné pour les Touaregs du MNLA.

« Des combats ont éclaté vendredi matin près d'Ansango entre combattants du MNLA et du Mujao dans le cadre d'une offensive visant à récupérer la région de Gao », a affirmé Moussa Ag Assarid, membre du Conseil transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA), chargé de l'information. Un peu plus tôt dans la journée, un notable de la région avait fait état d'affrontements entre MNLA et Mujao dans la région de Ménaka, à l'est de Gao.

Pendant ce temps, à Ouagadougou, Ansar Eddine (Défenseurs de l'islam) et le MNLA se sont dits prêts à un « dialogue politique » avec le pouvoir malien et ont appelé l'armée malienne à cesser les « hostilités militaires » contre les civils.

Les deux groupes ont été reçus dans la capitale burkinabè par le président Blaise Compaoré, médiateur pour la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao). D'après une déclaration lue par le chef de la diplomatie burkinabè, Djibrill Bassolé, les représentants d'Ansar Eddine et du Mujao ont exprimé « leur disponibilité à s'engager résolument dans un processus de dialogue politique sous l'égide de la médiation de la Cedeao, afin de trouver une solution négociée, juste et durable à la crise ».

Pourparlers de paix

Blaise Compaoré a annoncé aux deux délégations, dont c'étaient les premières discussions formelles depuis des mois, qu'il comptait « établir un calendrier de consultations et de pourparlers de paix » au Mali, indique le texte, sans plus de précisions.

Le chef de l'État burkinabè va inviter « les représentants de l'État malien et des communautés vivant au nord du Mali pour des rencontres préliminaires » visant à instaurer « un climat de confiance et d'apaisement ». « Ces consultations devront immédiatement favoriser la libre circulation des personnes et des biens, la reprise des activités sociales et économiques, le retour des personnes déplacées et réfugiées, le respect des libertés fondamentales », est-il aussi stipulé dans la déclaration.

Ansar Eddine et le MNLA, eux-mêmes accusés de nombreuses exactions au cours des derniers mois dans le Nord malien, ont « formulé le voeu » que l'armée malienne s'engage « à arrêter toutes formes d'hostilités militaires à l'encontre des populations civiles ».

(Avec AFP)

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