Extension Factory Builder
16/11/2012 à 17:02
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des policiers empêchent des protestataires de passer, le 16 novembre à Amman. Des policiers empêchent des protestataires de passer, le 16 novembre à Amman. © Reuters

Depuis quatre jours, de violentes manifestations provoquées par la brusque hausse des prix du carburant agitent le royaume hachémite. Vendredi 16 novembre, plusieurs milliers de Jordaniens sont descendus dans les rues du pays pour réclamer la destitution du roi Abdallah II.

« Le peuple veut la chute du régime ! » : le slogan n'avait pas été entendu dans les rues d'Amman depuis les vives protestations du printemps 2011. Vendredi, près de 10 000 Jordaniens ont manifesté dans la capitale et plusieurs milliers dans d'autres villes de Jordanie. Initialement provoquées par la hausse brutale du prix de l'énergie, les manifestations ont pris une tournure politique, certains protestataires réclamant ouvertement le départ du roi Abdallah II.

À Amman, les manifestants, qui scandaient « Tu réformes ou tu t'en vas ! » ou « La liberté vient d'Allah, pas de toi Abdallah ! », ont été empêchés de s'approcher du palais royal. Les appels au départ du roi et insultes contre sa personne sont rares en Jordanie, où de tels propos sont illégaux et où ceux qui les tiennent risquent la prison. Des manifestations ont également eu lieu à Tafila (sud) et Irbid (nord).

Augmentation des prix de l'énergie

Tout a commencé mardi soir, lorsque le gouvernement jordanien a décidé d'augmenter les prix de l'énergie - jusqu'à 53 % pour le gaz domestique et 12 % pour l'essence - afin de faire face à un déficit budgétaire de 5 milliards de dollars. Cette hausse a déclenché une vague de manifestations qui ont parfois dégénéré. Selon la police, les violences ont fait un mort et 71 blessés, dont 54 policiers. Pour le moment, 158 personnes ont été arrêtées par les forces de l'ordre. Une nouvelle manifestation était prévue vendredi en fin d'après-midi près du ministère de l'Intérieur.

___

Benjamin Roger (@benja_roger)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Maghreb & Moyen-Orient

Terrorisme : qui sont les groupes jihadistes attirés par l'État islamique en Afrique ?

Terrorisme : qui sont les groupes jihadistes attirés par l'État islamique en Afrique ?

Alors que 30 personnes, en majorité des militaires, sont mortes aujourd'hui dans des attaques de la branche égyptienne de l'État islamique (EI) dans le Sinaï, tour d'horizon des groupes jihadsites attir&e[...]

Algérie : Rafik Khalifa devant ses juges en mars

Le procès de l'ancien milliardaire Rafik Khalifa se tiendra en mars devant le tribunal de Blida, selon des sources judiciaires à Alger.[...]

Interactif : où doit-on payer le plus cher en Afrique pour être candidat à la présidentielle ?

Dans la réforme électorale engagée en RDC, la caution exigée pour prendre part à la présidentielle a été revue à la hausse. Une démarche très[...]

Quand un hebdomadaire marocain compare François Hollande à Hitler

François Hollande grimé en Adolf Hitler à la une d'un hebdomadaire marocain paru jeudi. Un photomontage qui tombe sous le coup de la loi et qui pourrait, s'il ne faisait pas l'objet de poursuites judiciaires,[...]

Le patron du fisc marocain prend la tête de la CDG

Le nom du nouveau directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion est désormais connu. Il s'agit d'Abdellatif Zaghnoun, actuel directeur général des impôts. Pur produit[...]

ONU : vers la délocalisation des négociations interlibyennes... en Libye ?

Les négociations interlibyennes, qui se déroulent actuellement à Genève, pourraient se délocaliser en Libye, du moins si les conditions de sécurité y sont "suffisantes",[...]

Abdellah Taïa, une errance parisienne

Tourmenté, l'écrivain Abdellah Taïa semble l'être autant que les personnages de son nouveau roman, une prostituée et un transsexuel exilés en France. Comme eux, il poursuit une longue[...]

Mohamedou Ould Slahi : je vous écris de Guantánamo

On l'a pris, à tort, pour un gros bonnet d'Al-Qaïda. Kidnappé dans sa Mauritanie natale, puis remis aux Américains, Mohamedou Ould Slahi croupit depuis 2002 dans la sinistre base cubaine. Dans un[...]

Goodluck, IBK, Kabila... Les grands absents du sommet de l'UA

Ils sont restés chez eux, trop occupés par leurs affaires internes. Plusieurs poids lourds du continent ne seront pas sur la photo de famille du 24e sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union[...]

Tunisie : la demi-surprise du chef

En désignant Habib Essid, un technocrate indépendant, au poste de Premier ministre, le président se prémunit contre l'accusation de monopolisation du pouvoir par un seul parti.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121116170253 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121116170253 from 172.16.0.100