Les États-Unis ont annoncé, mardi 13 novembre, qu'ils plaçaient Sultani Makenga, chef des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), sur leur liste noire pour son implication dans le conflit en République démocratique du Congo (RDC).
C'est un coup dur pour Sultani Makenga. Mardi, Washington a annoncé qu'il plaçait le chef des rebelles congolais du M23 sur sa liste noire des personnes physiques ou morales sanctionnées pour leur participation au conflit en RDC.
Le département du Trésor, à l'origine de cette décision, accuse Makenga d'être « responsable d'horreurs à grande échelle contre la population en RDC, notamment du recrutement d'enfants soldats et de campagnes de violence contre les civils ».
Le ministère affirme également dans un communiqué que Makenga a reçu des cargaisons d'armement en violation de l'embargo international sur les armes qui vise la RDC. Les éventuels avoirs que Makenga pourrait détenir aux États-Unis sont désormais gelés. La mesure du Trésor expose également à des poursuites pénales les ressortissants américains qui viendraient à commercer avec lui.
Kampala et Kigali
Le M23 (Mouvement du 23 mars) est formé d'anciens rebelles qui, après avoir été intégrés en 2009 dans l'armée congolaise, se sont mutinés et combattent depuis le mois de mai l'armée régulière dans l'est du pays, aux confins du Rwanda et de l'Ouganda.
Le 19 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU avait exprimé son « soutien sans réserve » aux experts des Nations unies qui accusent ces deux pays d'armer le M23. Il avait également menacé implicitement de prendre des sanctions contre de hauts responsables à Kampala et Kigali.
(Avec AFP)

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