L'audition de Simone Gbagbo par la justice ivoirienne a commencé mardi 12 novembre à Odienné (Nord), et doit s'achever ce mercredi. Inculpée notamment de génocide, l'ancienne première dame doit s'expliquer sur son rôle pendant la crise postélectorale de 2010-2011.
Poursuivie pour génocide et crimes de sang, atteinte à la sûreté de l'État et infractions économiques, l’ancienne première dame Simone Gbagbo a commencé à être entendue par la justice ivoirienne, mardi 13 novembre, pour son rôle dans la crise postélectorale de 2010-2011. « L'audition a débuté cet après-midi à Odienné (Nord) et devrait se terminer demain (mercredi) », a indiqué hier une source judiciaire.
Depuis avril 2011 et la chute de son mari, Laurent Gbagbo, elle est maintenue en détention dans le cadre des enquêtes en cours sur les crimes commis durant la crise de 2010-2011. Avec elle et l’ex-président ivoirien, qui a été transféré à la CPI en novembre 2012, une vingtaine de personnalités pro-Gbagbo sont incarcérées dans plusieurs villes du Nord de la Côte d’Ivoire et accusées de crimes de sang ou de crimes économiques. Parmi elles, huit sont inculpées de génocide. Des dizaines de combattants de l'ancien régime sont eux aussi détenus partout dans le pays en attente de leur procès.
Gages de réconciliation
Depuis quelques semaines, le régime du président Alassane Ouattara souhaite accélérer la tenue des procès de plusieurs hauts responsables politiques pro-Gbagbo en détention, comme celui de Pascal Affi N'Guessan, l'ancien président du Front populaire ivoirien (FPI). L’idée est de relaxer ceux qui peuvent l’être de manière à donner des gages de réconciliation à une opposition décapitée, et de permettre à cette dernière de se structurer autour de quelques leaders « historiques ».
Abidjan aimerait ainsi favoriser le dialogue et l'apaisement dans un pays qui connaît depuis août un sérieux regain de tension, à la suite d'attaques armées contre les forces de sécurité et des sites sensibles. Les autorités ont imputé ces attaques à des pro-Gbagbo, ce que les tenants de l'ancien régime ont récusé.
(Avec AFP)

Tunisie : un mort et des blessés lors de heurts entre salafistes et policiers à Tunis
L'armée nigériane ratisse des quartiers islamistes de Maiduguri
Algérie : un patron de presse accusé d'atteinte à la sécurité de l'État







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Yousef Yousfi, en avril 2000 au Caire
Carte localisant Kairouan où les militants salafistes jihadistes organisent un congrès, dimanche
La police tunisienne tire des gaz lacrymogènes lors de heurts avec des salafistes, le 19 mai 2013 à Ettadhamen, à l'ouest de Tunis
Le Premier ministre tunisien Ali Larayedh, le 12 mars 2013 Ã Tunis
La police tunisienne lors de heurts avec des salafistes à Ettadhamen, à l'ouest de Tunis, le 19 mai 2013
Des mineurs assistent à une réunion syndicale de l'Union des mineurs (AMCU) lors d'une grève, le 15 mai 2013 à Marikana
Le président égyptien Mohamed Morsi, le 16 septembre 2012 au Caire
Des policiers tunisiens affrontent des partisans du mouvement salafiste jihadiste Ansar Ashariaa, le 19 mai 2013 à Cité Ettadhamen











