Extension Factory Builder
13/11/2012 à 11:57
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le chef de l’opposition Ahmad Moaz al-Khatib avec l’ex-président du CNS Abdel Basset Sayda. Le chef de l’opposition Ahmad Moaz al-Khatib avec l’ex-président du CNS Abdel Basset Sayda. © AFP

En quête de reconnaissance internationale, l’opposition syrienne, unie dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 novembre en une "Coalition nationale syrienne des forces de l’opposition et de la révolution", commence à engranger les soutiens. Lundi 12 novembre, le Conseil de coopération du Golfe et la Ligue arabe l’ont qualifiée de légitime alors que Paris, Washington et Londres ont promis leur soutien.

Il aura fallu quatre jours de réunion à Doha, au Qatar, pour que l’opposition syrienne parvienne à s’unir au sein d’une « Coalition nationale syrienne des forces de l’opposition et de la révolution ». Et, pour l’instant, les efforts ne semblent pas avoir été vains. Le Conseil de coopération du Golfe a ainsi, certes sans réelle surprise, reconnu la nouvelle entité comme « le représentant légitime du peuple syrien ».

Les six monarchies du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Émirats arabes unis, Bahreïn et Oman) ont été suivies par la Ligue arabe, qui a cependant souhaité donner moins d’ampleur à son annonce. Le Premier ministre qatari cheikh Hamad ben Jassem al Thani a ainsi affirmé, après la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères au Caire, que la Ligue arabe reconnaissait la nouvelle coalition en tant que « représentante légitime de l'opposition syrienne » et non du « peuple syrien », signe des réserves exprimées notamment par l’Irak et l’Algérie.

Soutien occidental

La coalition a également été saluée par les pays occidentaux. Paris, Washington et Londres ont promis leur soutien. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius rencontre, mardi 13 novembre au Caire, les responsables de cette nouvelle opposition, ouvrant la porte à une reconnaissance rapide en tant que « représentante légitime de l’opposition syrienne ».

Du côté des alliés de Bachar al-Assad, la création de cette coalition n’a pas fait bouger les lignes. Moscou continue ainsi d’appeler à privilégier le dialogue avec le dirigeant syrien, option d’ores et déjà rejetée par la nouvelle opposition. Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a quant à lui dénoncé un mouvement créé de toutes pièces par les États-Unis, estimant regretter qu’il préfère la « destruction » au « dialogue ».

S’imposer sur le terrain

Si la coalition a rencontré un succès relatif à l’international, sur le plan intérieur, le chantier est autrement plus important. Après avoir rassemblé l'opposition politique, il lui faut désormais « imposer son autorité au large éventail de formations militaires combattant le régime, qu'elle ne contrôle pas », souligne Yezid Sayigh, analyste au Carnegie Middle East Center.

Pour le chef du Conseil national syrien (CNS), une reconnaissance politique ne suffira pas. Georges Sabra estime ainsi que l’opposition n’a pas uniquement besoin d’argent et de pain mais également, sur le terrain, « d’armes pour se défendre ».

Tensions aux frontières

Les combats ont effet pris une toute autre ampleur. L'aviation, principal atout de l'armée, a largué de redoutables barils d'explosifs sur cinq des 14 provinces du pays en proie à des violences depuis près de 20 mois, selon une ONG syrienne. Le secteur de Maaret al-Noomane, que l’armée est parvenu à reprendre, et celui de Rass al-Aïn, frontalier de la Turquie, aux mains des rebelles, ont ainsi été pilonnés, précise l’Observation syrien des droits de l’homme (OSDH).

La tension est donc grandissante aux frontières avec la Turquie, qui évoque le déploiement de batteries antimissiles, et avec Israël, dans la région du Golan où Tsahal a riposté après qu’un mortier syrien soit tombé sur cette région, occupée par l’État hébreu depuis quarante ans.

Selon l’OSDH, au moins 107 personnes ont péri, lundi 13 novembre, en Syrie, ce qui porte le bilan global du conflit à plus de 37 000 victimes. On compte également des centaines de milliers de réfugiés et de déplacés.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Moyen-Orient

Gaza - Hamas : Mohamed Deif, le 'chat aux neuf vies'

Gaza - Hamas : Mohamed Deif, le "chat aux neuf vies"

En échappant au missile israélien qui le visait à Gaza, le chef militaire du Hamas a encore justifié son surnom. Sa famille a eu moins de chance.[...]

Gaza - ONU : Schabas, juge et partisan ?

Le choix du Canadien William Schabas pour prendre la tête de la Commission d'enquête sur les violations du droit international à Gaza lors du dernier conflit suscite une levée de boucliers à[...]

Irak : la politique de la terre brûlée selon l'État islamique

Des jihadistes ont mis le feu jeudi à un champ pétrolier qu'ils contrôlaient dans le nord de l'Irak, avant de battre en retraite alors que les forces kurdes les attaquaient dans le même secteur.[...]

Gaza : un cessez-le-feu permanent met fin à la guerre entre Israël et Palestiniens

Israël et les Palestiniens ont annoncé mardi un accord pour un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza. En cinquante jours, cette guerre a fait plus de 2 100 morts palestiniens et 70 côté[...]

Gaza : les Palestiniens annoncent un cessez-le-feu permanent avec Israël

Un accord pour un cessez-le-feu permanent a été trouvé mardi au Caire pour mettre fin à cinquante jours de guerre entre le Hamas et Israël dans la bande de Gaza.[...]

Syrie : libération d'un otage américain enlevé il y a deux ans par Al-Qaïda

Le secrétaire d’État américain John Kerry a annoncé dimanche la libération de Peter Theo Curtis, un ressortissant américain enlevé il y a deux ans par la branche[...]

État islamique : 5 pays arabes s'unissent pour lutter contre les jihadistes

L'Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte, les Émirats arabes unis et la Jordanie ont convenu dimanche de la nécessité de lutter contre les jihadistes de l'État islamique (EI).[...]

Gaza : le Hamas exécute dix-huit "collaborateurs" d'Israël

Dix-huit hommes accusés d’avoir "collaboré" avec Israël ont été exécutés vendredi dans la bande de Gaza selon la télévision du Hamas.[...]

Gaza : ce que le Sud-Africain Desmond Tutu a dit à Israël

L'archevêque sud-africain Desmond Tutu, Prix Nobel de la Paix en 1984, appuie sa plume là où ça fait mal. Pourfendeur de la guerre à Gaza, il a signé une tribune dans le quotidien[...]

Le convoi braqué à Paris était celui du fils "favori" de feu le roi Fahd d'Arabie saoudite

Le prince saoudien dont le convoi a été attaqué dimanche soir à Paris n’est autre que Abdelaziz ben Fahd, richissime playboy de 41 ans et "fils favori" du roi défunt. Les[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Buy VentolinBuy Antabuse Buy ZithromaxBuy Valtrex