Une embuscade sans précédent a fait 42 morts parmi des policiers dans le Nord du Kenya, samedi 10 novembre. Ils poursuivaient des voleurs de bétail qui auraient utilisé des armes lourdes dans cette attaque.
Mis à jour le 12 novembre 2012 à 17h30
Quarante-deux policiers ont été tués, samedi 10 novembre, dans le nord du Kenya, suite à une embuscade survenue sur le territoire de la localité de Baragoi. Lundi 12 novembre, un précédent bilan avait fait état de 31 victimes, alors que le chiffre de 26 avait été avancé la veille. « Le nombre de policiers tués est désormais de 42, des corps supplémentaires ont été retrouvés lundi après-midi », explique un communiqué publié lundi soir sous le couvert de l'anonymat par un responsable de la police kényane. « Nous n'avons jamais perdu un aussi grand nombre d'agents », ajoute ce responsable de la police kényane.
Les forces de police avaient été envoyées à la poursuite d’un groupe de voleurs de bétail, qui étaient déjà soupçonnés d’avoir tué 13 personnes au cours d’un précédent vol dans la région, le 30 octobre. Les policiers sont toutefois tombés dans une embuscade sans précédent, face à des bandits mieux équipés, notamment en armes lourdes, ont rapporté des témoignages d’habitants.
Escalade
Ces événements illustrent une escalade de la violence dans le Nord du Kenya. Les vols de bétails et les accrochages entre communautés, notamment dus à la raréfaction des points d’eau et des zones de pâturages, font chaque année des dizaines de morts. Surtout, de plus en plus d’armes à feu sont disponibles et sont disséminées dans la région.
De son côté, l’armée souffre de son manque d’expérience et de la faiblesse de son équipement. « Il est temps de prendre des mesures sérieuses afin de nous assurer que la police dispose de l'appareil adéquat pour s'occuper des criminels. Le fait que plus de 30 policiers aient été tués d'un seul coup soulève de graves inquiétudes », a ainsi estimé Wilfred Kaponi, président de la Commission parlementaire de la Sécurité, lundi après-midi, avant que le bilan ne soit revu à la hausse.
Déjà, en août et septembre, la police avait essuyé des critiques quand à son incapacité à mettre fin aux règlements de comptes, notamment dans la région du delta de la rivière de la rivière Tana, où plus 100 morts avaient péri dans des attaques.
(Avec AFP)

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