Extension Factory Builder
09/11/2012 à 12:41
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, fondateur du défunt Megaupload. Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, fondateur du défunt Megaupload. © Simon Watts/Reuters

Poursuivi par la justice américaine, le fondateur de l'ancienne plateforme de partage de fichiers Megaupload, Kim Dotcom, voulait faire renaître son site - rebaptisé "Mega" - sous une forme plus discrète en utilisant un nom de domaine ".ga", géré par le Gabon. Las, Libreville s'y est vivement opposé.

Le Gabon ne veut pas entendre parler de Kim Dotcom, le fondateur de Megaupload, et de son projet de faire renaître, le 19 janvier prochain, sa plateforme de téléchargement illégal avec une adresse Internet utilisant le nom de domaine « .ga », géré par le Gabon. « J'ai instruit mes services afin que le site soit immédiatement suspendu », a affirmé mardi 6 novembre, le ministre gabonais de la Communication et de l'Économie numérique, Blaise Louembé, soulignant vouloir « protéger les droits en matière de propriété intellectuelle » et « lutter efficacement contre la cybercriminalité ». Il n’y aura donc pas de me.ga.

Libreville a ainsi promptement réagi à l’annonce via Twitter du fantasque Kim Dotcom. Selon le ministre, le site me.ga devait permettre de rediriger les internautes, via le Gabon, vers un site hébergé en France et à partir duquel l'ensemble des données et des fichiers serait accessible en ligne. « Le nom de domaine me.ga a été attribué par Gabon télécom à une personne physique domiciliée en France, qui a accepté de procéder à la cession du site, soit directement soit indirectement » à Kim Schmitz, a-t-il ajouté. Or, pour le gouvernement, il n’était pas question de laisser le trafic de Megaupload passer par le Gabon sans aucun contrôle.

Dans le viseur de la justice

En cinq ans d’activités, Megaupload était parvenu à attirer chaque jour 50 millions d’internautes, réalisant ainsi 4 % de l’audience mondiale du Web.

Kim Schmitz, de son vrai nom, était déjà dans le viseur de la justice américaine, qui a fermé Megaupload le 20 janvier dernier. En cinq ans d’activités, son flux de copies piratées de films, de programmes télévisés diffusés sans droits et divers autres contenus était parvenu à attirer chaque jour 50 millions d’internautes, réalisant ainsi 4 % de l’audience mondiale du Web.

Poursuivi devant les tribunaux, Kim Dotcom ne veut pas s’exposer à de nouveaux ennuis judiciaires. Ainsi, tous les fichiers hébergés sur Mega, qui devra trouver une autre terre d’accueil que le Gabon, seront cryptés. Et seuls les utilisateurs possèderont la clé nécessaire pour les ouvrir. Comme celle-ci ne sera pas conservée par les administrateurs du site, le procédé devrait éviter à son concepteur d’être tenu responsable d’éventuelles infractions. En revanche, il espère bien relancer la machine à cash qui lui a déjà permis d’amasser 175 millions de dollars américains (135 millions d'euros), selon les enquêteurs américains.

________

Par Georges Dougueli

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Gabon

Gabon : à l'heure des comptes

Sur l'échiquier politique, comme sur les plans économique et social, les grandes manoeuvres ont commencé au Gabon. Objectif : la présidentielle 2016. Jeune Afrique fait le tour du pays.[...]

Mouvements citoyens africains : qui sont ces jeunes leaders qui font du bruit ?

Citoyens avant tout, ils se sont pourtant imposés comme des acteurs politiques à part entière. Smockey le Burkinabè, Fadel Barro le Sénégalais, Fred Bauma le Congolais... Voici notre[...]

Gabon : le gouvernement instaure le paiement par bons de caisse pour riposter contre les grévistes

Certains enseignants gabonais, en grève depuis plus d'un mois, ont eu mercredi la mauvaise surprise de ne pas trouver les virements de salaire sur leurs comptes bancaires. Le gouvernement a décidé de les[...]

Gabon : pourquoi les fonctionnaires sont-ils en grève depuis plus d'un mois ?

Entrés en grève début février, les fonctionnaires gabonais ont voté aujourd'hui la reconduite de la grève générale. Ils réclament des revalorisations salariales.[...]

Cyclisme : les Africains, nouveaux princes de la "petite reine"

Pour la deuxième année consécutive, un Africain a remporté la Tropicale Amissa-Bongo, au Gabon. Le continent, nouvelle fabrique de champions ? De plus en plus d'experts le pensent.[...]

Gabon : Akanda ou Beverly Hills aux portes de la jungle

Créée il y a deux ans au nord d'une Libreville surpeuplée, la commune d'Akanda grandit à vue d'oeil. Cité idéale qui promeut la mixité sociale, ou gâchis[...]

Gabon : une potiche, Sylvia Bongo Ondimba ? Jamais !

À travers sa fondation pour la famille, Sylvia Bongo Ondimba occupe le terrain de la lutte contre la pauvreté. Avec succès ?[...]

Gabon : l'assurance maladie obligatoire, ça marche !

D'abord réservé aux plus démunis, le régime d'assurance maladie a été généralisé. Avec des consultations et des actes pris en charge de 80 à [...]

Gabon - Sylvia Bongo Ondimba : la santé, "en parler, c'est déjà sauver des vies"

Ces derniers mois, la première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, a multiplié les actions de sensibilisation pour favoriser la détection précoce des cancers féminins. Elle en dresse le[...]

Gabon : une société suisse réclame 8 millions de dollars à l'État et fait saisir un Boeing

Depuis deux semaines, un avion de la République gabonaise est immobilisé à l'aéroport d'Orly, en France. Saisi par la justice française, il est au centre d'un litige entre une[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121109120956 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121109120956 from 172.16.0.100