La situation humanitaire au Nord-Mali s’aggrave. Selon la Croix Rouge, 500 000 personnes seraient aujourd’hui incapables de subvenir seules à leurs besoins. En cause : les pénuries alimentaires, l’effondrement des structures politiques et l’insécurité dans la région.
C’est une aggravation qui ne surprendra personne. Déjà en proie à des difficultés d’ordre alimentaire, le Nord-Mali paye aujourd’hui le prix de la crise malienne. « Cette région reste de toute façon vulnérable pour ce qui concerne la sécurité alimentaire, mais combinée à l'insécurité dans le domaine politique et les plans d'intervention militaire, la situation devient particulièrement tragique et sensible », a déclaré à la presse Peter Maurer, président du Comité internationale de la Croix rouge (CICR), récemment en visite au Mali.
L’effondrement de l’État dans le Nord, occupé depuis mars par les mouvements islamistes, a grandement compliqué le lancement d’une opération d’aide humanitaire. Malgré l’insécurité, le CICR a toutefois mis en place neuf centres médicaux ruraux et gère la poursuite des soins à l’hôpital de Gao, seul établissement d’envergure encore opérationnel dans le Nord du pays.
Une contagion au Sud ?
Les besoins sont pourtant énormes. Le plan initial du CICR prévoyait ainsi de venir en aide à 160 000 personnes au cours de l’été. Le nombre de bénéficiaires a pourtant explosé : il est aujourd’hui de 420 000 et Peter Maurer assure que le nombre de Maliens nécessitant une aide tourne autour de 500 000.
« Apporter une aide au sud du Mali et aux habitants qui ont fui le nord du Mali pour se réfugier dans les pays voisins, le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie, est de loin plus facile », a-t-il expliqué. Cela pourrait pourtant avoir un effet pervers, la situation dans le sud du Mali étant déjà très difficile. La prise en charge de réfugiés venus du Nord risque ainsi de provoquer rapidement une détérioration au Sud.
(Avec AFP)

Les familles des moines de Tibéhirine dénoncent l'inaction d'Alger
Kidal, enjeu symbolique de la présidentielle malienne
Législatives au Togo : l'opposition ne décolère pas malgré la libération de dix de ses militants







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Le président zimbabwéen Robert Mugabe à Harare, le 22 mai 2013
Un soldat de la mission de l'Union africaine le 25 mai 2013 Ã Mogadiscio
Un représentant de la start-up nigériane Jumia, démarche des clients sur un marché de Lagos, le 12 juin 2013
Un tricycle de livraison de la start-up nigériane, le 12 juin 2013 à Lagos
Un employé de Jumia, le 12 juin 2013 à Lagos
Le co-fondateur du site Jumia, Tunde Kehinde, pose le 17 juin 2013 Ã Lagos
Une voiture de police dans la banlieue de Kano au Nigeria











