Le 8 novembre, lors de son discours à l’ouverture du 18e congrès du Parti communiste chinois (PCC), le président sortant, Hu Jintao, a mis en garde contre la corruption endémique qui ronge le pays. Selon lui, elle pourrait s'avérer "fatale" au régime et en a appelé à plus de démocratie en Chine.
Selon le président chinois sortant, Hu Jintao, la corruption qui gangrène la société chinoise pourrait provoquer « l'effondrement du parti et de l'État ». « Si nous échouons à traiter cette question correctement, elle pourra s'avérer fatale », a-t-il lancé lors de son discours à l’ouverture du 18e congrès du parti communiste chinois (PCC), devant les quelque 2000 délégués du PCC réunis au Palais du peuple à Pékin.
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte marqué cette année par plusieurs scandales politico-financiers impliquant des familles des plus hauts dirigeants chinois, dont un membre du Bureau politique, Bo Xilai, exclu du parti et en attente de jugement.
Afin de garantir qu'aucun dirigeant n'abuse de son pouvoir, Hu Jintao a déclaré vouloir s’« assurer que les dirigeants respectent la loi en pensée et en actions » et « garantir que tout le monde est égal devant la loi », avant d’ajouter que « nulle organisation ou individu n'a le privilège de fouler aux pieds la constitution ».
Plus de démocratie
Le président chinois a aussi souligné l'importance de soutenir des réformes politiques, un domaine dans lequel son bilan est jugé des plus minces.
« La réforme de la structure politique est une part importante des réformes globales de la Chine. Nous devons continuer nos efforts, activement et prudemment, pour poursuivre la réforme de la structure politique et étendre la démocratie populaire », a déclaré le président chinois.
« Nous devons attacher plus d'importance à l'amélioration du système démocratique afin d'assurer que le peuple puisse avoir des élections et des décisions démocratiques », a-t-il ajouté.
(Avec AFP)

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