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07/11/2012 à 09:24
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Le roi du Maroc Mohammed VI, le 18 octobre 2012 à Amman, en Jordanie. Le roi du Maroc Mohammed VI, le 18 octobre 2012 à Amman, en Jordanie. © AFP

À l'occasion du 37e anniversaire de la "Marche verte", mardi 6 novembre, le souverain du Maroc Mohammed VI a répété l'attachement du royaume chérifien à son projet d'autonomie "audacieux" pour le Sahara occidental. Il aussi pointé du doigt la "violation flagrante des droits humains les plus élémentaires" des réfugiés sahraouis installés dans les camps de Tindouf (Algérie).

Rien de très neuf dans le discours royal sur le Sahara occidental. Mohammed VI a de nouveau défendu le projet marocain de large autonomie pour le Sahara occidental, jugeant que cette « initiative audacieuse » n'avait pas abouti jusque-là en raison de l'absence de « volonté sincère » de la part des « autres parties ».

Le souverain s'exprimait, mardi 6 novembre, à l'occasion du 37e anniversaire de la « Marche verte ». En 1975, à l'appel du roi Hassan II, environ 350 000 Marocains avaient marché sur le Sahara occidental, mettant fin à des années de colonisation espagnole.

Le Maroc, qui contrôle la région depuis, lui propose une large autonomie. Ce plan est rejetté par les indépendantistes du Polisario, soutenus par l'Algérie.

Le projet d'autonomie constitue « un tournant important dans le processus de règlement définitif de ce conflit régional artificiel dans la mesure » où il « accorde à toutes les populations de la région une grande latitude pour gérer leurs affaires locales, dans le respect de leurs spécificités culturelles », a fait valoir Mohammed VI dans son discours à la nation.

"Répression" et "désespoir" à Tindouf

Le souverain a en outre appelé la communauté internationale à se pencher sur la situation des réfugiés sahraouis installés dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie) sous le contrôle du Polisario. Selon lui, « la répression, la coercition, le désespoir et les privations » y sévissent, en « violation flagrante des droits humains les plus élémentaires ».

Le roi du Maroc a réitéré la demande de son pays d'un recensement par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) des réfugiés sahraouis établis à Tindouf. Rabat réclame ce recensement pour appuyer sa thèse selon laquelle leur nombre n'est pas aussi important que l'avance le Front Polisario, qui parle lui de quelque 170 000 personnes. Le Maroc considère en outre les réfugiés sahraouis de Tindouf comme des ressortissants marocains.

Le discours royal intervient dans la foulée de la visite de l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour le Sahara occidental, Christopher Ross. Désavoué en mai par Rabat, l'émissaire onusien s'est rendu au Maroc, puis au Sahara, où il n'était encore jamais allé depuis sa nomination en 2009.

Il doit remettre un rapport au Conseil de sécurité de l'ONU à la fin du mois, après être également passé par Alger et Paris, entre autes.

(Avec AFP)

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