Au moins un soldat congolais a été tué, samedi 3 novembre, lors d'un accrochage entre des militaires congolais et rwandais dans la zone frontalière commune aux deux pays, dans le Nord-Kivu.
Le premier bilan, qui faisait état de deux morts - un Rwandais et un Congolais - a été revu à la baisse. D'après des sources militaires congolaise et rwandaise, l'accrochage entre militaires congolais et rwandais qui a eu lieu samedi à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda a fait au moins un mort.
Selon le porte-parole de l'armée congolaise, le colonel Olivier Hamuli, un commando congolais a été pris pour cible par des militaires rwandais alors qu'il refusait de s'arrêter, après avoir été surpris en territoire rwandais où il était allé acheter de la bière. D'après la même source, les militaires rwandais ont tiré sur le commando et ont tué l'un de ses hommes. Le porte-parole de l'armée congolaise affirme que le commando a alors répliqué et tué un soldat rwandais.
De son côté, l'armée rwandaise donne une autre version des faits. Selon son porte-parole, le général Joseph Nzabamwita, les soldats congolais ont pénétré en territoire rwandais alors qu'ils étaient en mission de reconnaissance. Il affirme qu'il y a eu un échange de tirs, qu'il y a bien eu un mort côté congolais, mais que côté rwandais, seul un blessé a été enregistré.
Accusations réciproques
L'armée rwandaise, qui dénonce dans l'incursion de samedi « un acte de provocation » de la RDC, a organisé dimanche un déplacement de journalistes et d'attachés militaires étrangers sur le lieu de l'incident, à Busura, près de Rubavu (ouest). Une journaliste de l'AFP présente a pu voir le cadavre d'un soldat congolais et un militaire congolais venu le récupérer.
La zone de l'incident est très proche de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, en RDC, où l'armée congolaise affronte depuis le printemps la rébellion du M23.
La RDC et l'ONU reprochent au Rwanda de soutenir les mutins, des ex-rebelles qui avaient été intégrés à l'armée congolaise en 2009. Le Rwanda accuse en retour Kinshasa de soutenir les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une rébellion hutue combattue par Kigali pour sa participation présumée au génocide du Rwanda en 1994, et qui commet des exactions contre les populations de la région depuis des années.
(Avec AFP)

Agadez et Arlit : le Mujao frappe le coeur du dispositif de sécurité nigérien
Niger : un jihadiste retranché "avec des explosifs" dans la caserne militaire d'Agadez
RDC : selon Ban Ki-moon, la brigade d'intervention de l'ONU sera sur pied dans "un à deux mois"







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Un opposant après la dispersion d'une manifestation le 23 mai 2013 à Lomé
Le porte-parole du groupe salafiste jihadiste Ansar Asharia, Seifeddine Raïs, le 16 mai 2013 à Tunis
Cette photo publiée le 22 mai 2013 par la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) montre une réfugiée qui a quitté les régions de Labado et Muhajeria, à l'est du Darfour
Le président du Bénin Thomas Yayi Boni, le 15 mai 2013 à Bruxelles
Des soldats nigériens patrouillent aux environs d'Agadez, au nord du Niger, le 24 septembre 2010
Des soldats nigériens patrouillent sur la route entre Agadez et Arlit, au Niger le 27 septembre 2010
Le logo du groupe Thales
Deux casques bleus de la mission des Nations unies en RDC observent aux jumelles les déplacements de rebelles du M23, le 18 novembre 2012











