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01/11/2012 à 16:30
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Samuel Eto'o finance entièrement sa fondation Fundesport. Samuel Eto'o finance entièrement sa fondation Fundesport. © AFP

Fondée en 2005 au Cameroun, la Fondation Eto’o Samuel Sport (Fundesport) vient de donner un premier footballeur aux Lions indomptables. Et certains de ses joueurs commencent à briller dans les championnats européens.

Ce sont les performances internationales de ses joueurs qui ont révélé la Fondation Eto’o Samuel Sport (Fundesport) au grand public. En  2005, les jeunes de son centre de formation de Douala ont disputé leur première compétition en Espagne. Depuis, Fundesport multiplie les victoires dans les catégories de benjamins, minimes, cadets et juniors. Elle a ainsi remporté neuf tournois internationaux organisés par les clubs de Lanzarotte, Costa Blanca, Palma de Mallorca, Girona, Bilbao Irùn (Espagne), Gandjin (Corée du Sud), Paris SG (France) et Vilareal San Antonio (Portugal).

Au niveau national aussi, les jeunes talents de la Fundesport brillent. Ils ont remporté trois compétitions (deux championnats cadets en 2010 et 2011, et un championnat minimes en 2011). Ces résultats positifs lui permettent aujourd’hui d’avoir des joueurs dans toutes les sélections du Cameroun à limite d’âge. Et pour la première fois, le 14 octobre 2012 à Yaoundé, elle a vu un footballeur formé dans son centre sélectionné chez les Lions indomptables, à l’occasion du match comptant pour les éliminatoires de la CAN 2013 contre les Requins bleus du Cap-Vert.

De la Fundesport aux clubs européens

Il s’agit de Fabrice Essono Olinga, sociétaire de Malaga, en première division espagnole. Un attaquant qui est entré dans l’histoire cette saison, en devenant le plus jeune buteur du championnat d’Espagne à seulement 16 ans et 98 jours. Comme lui, Gaël Etock, 19 ans, prêté au Sporting Portugal par Chelsea, est l’autre joueur formé à Fundesport qui évolue en équipe première dans un club européen. D'autres viendront bientôt.

Certains deviendront certainement des médecins, d’autres auront des très belles carrières sportives, mais le plus important, c’est qu’ils deviennent des hommes.

Samuel Eto'o

Une vingtaine d’anciens pensionnaires de la Fundesport jouent actuellement dans des centres de formation des clubs espagnols... Depuis 2005, ce sont pas moins de 200 jeunes qui sont passés par la fondation. « Certains deviendront certainement des médecins, d’autres auront des très belles carrières sportives, mais le plus important, c’est qu’ils deviennent des hommes », estime Samuel Eto’o. Et pour cela, la fondation finance aussi la scolarité de ses 80 joueurs actuels.

Financé à 100% par Eto'o

Fundesport est entièrement financée par Samuel Eto’o et est géré par sa coordinatrice, Hermine Isson. Elle dispose d'un budget annuel s'élèvant à quelque 300 000 euros (196 500 000 FCFA). Le directeur du centre de Douala, Joseph Siewe, fait quant à lui quotidiennement la navette entre le quartier administratif Bonanjo où Fundesport a son siège et l’arrondissement de Douala 3e où est situé le 21e bataillon blindé de reconnaissance (BBR) qui abrite le terrain d’entraînement.

« Chaque matin, je prépare le programme d’entraînement du jour, explique-t-il. Le soir, après l’école, nous nous entraînons sur le terrain. Les séances des cadets et juniors se déroulent du lundi au vendredi avec un match le samedi. Les minimes et les benjamins s’entraînent trois fois par semaine et jouent un match le week-end ».

Depuis le 18 novembre 2008, le président de la République du Cameroun, Paul Biya a signé un décret portant reconnaissance d’utilité publique à la fondation. « Pour autant, nous ne sommes pas subventionnés par l’État. Samuel Eto’o finance ce projet à 100%, mais lorsque nous gagnons des tournois, nous présentons les trophées aux ministres des Sports », explique Joseph Siewe. Qui promet encore plus de réussite pour ses joueurs. Et confie que Samuel Eto’o doit prochainement implanter un nouveau complexe sportif pour la fondation près de Kribi, dans le Sud.

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Par Jacques Eric Andjick, à Douala

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