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30/10/2012 à 16:41
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Lauryathe Céphyse Bikouta prévoit d'organiser la prochaine édition de Tuseo dès 2013. Lauryathe Céphyse Bikouta prévoit d'organiser la prochaine édition de Tuseo dès 2013. © DR

La 4e édition de Tuseo, le festival du rire de Brazzaville lancé en 2004, s’est achevée le 27 octobre dernier. Lauryathe Céphyse Bikouta, organisatrice du festival, revient sur cet événement. Interview.

Jeune Afrique : Quel bilan dressez-vous de l'édition 2012 du festival du rire Tuseo ?

Lauryathe Céphyse Bikouta : Positif, plus que positif. Je ne m’attendais pas à ça. C’était assez osé de tenir cette édition ; ça a été une aventure. À Brazzaville, il y a ceux qui ont oublié le festival parce que ça faisait quatre ans qu’il ne s’était pas tenu et ceux qui ne l’ont pas oublié. On n’a pas eu le temps de communiquer longtemps, deux semaines tout au plus. Il nous a fallu tout reprendre à zéro. Dans le public, qui est venu très nombreux, l’envie de retrouver le festival était saisissante. On a tenu le pari des « retrouvailles » qui était d’ailleurs le thème de cette édition.

Nous avons reçu des artistes comme Omar Defoundjou du Gabon, Titus Kosmas ou Riri Clos du Congo, qui ont présenté des textes originaux. Nous avions décidé de relancer le festival en biennale parce qu’il faut une préparation et des partenaires qui suivent. Mais vu la demande du public et l’engagement de quelques structures à nous soutenir, l’édition 2013 de Tuseo est obligée de se tenir.

Une longue absence et des retrouvailles… Comment cela s’est-il passé ?

Le festival a été créé en 2003 et la 1e édition s’est tenue en 2008. Notre objectif premier était de le faire connaître. Voilà pourquoi nous l’avions présenté annuellement. Après nous nous sommes mis en retrait pour préparer une version biennale. Notre objectif était avant tout de revenir. Pour ces retrouvailles, nous avons innové en initiant le Rire vert, une opération de plantation d’arbres. Parce que nous devons tous nous soucier de l’environnement, parce que les éclats de rire sont dans la nature et que si notre environnement se dégrade nous ne pourrons plus rire. Les artistes présents à cette édition ont donc marqué leur passage en plantant des arbres.

Peut-on dire – ou pas – qu’il y a un humour propre à l’Afrique ?

Un humour propre, je ne sais pas. Mais je sais que l’humour, c’est quelque chose de culturel. On retrouve souvent dans chaque texte humoristique l’identité de chaque pays. À la base de l’humour, il y a des textes qui s’inspirent généralement du quotidien qu’on a en commun. En Afrique, on retrouve à peu près le même discours humoristique, même s’il y a parfois des différences. Après, le festival a un énorme travail à faire afin de faire briller l’humour africain en général et congolais en particulier sur les scènes internationales.

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Propos recueillis par Ifrikia Kengué

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