Extension Factory Builder
26/10/2012 à 16:52
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani nie avoir approté un quelconque soutien au groupe armés au Mali. Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani nie avoir approté un quelconque soutien au groupe armés au Mali. © Mohammed Dabbous/Reuters

Au cours de sa visite au Qatar, du 21 au 24 octobre, Dioncounda Traoré s'est heurté à un mur. Si le président malien par intérim a fait passer son message au cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani, soupçonné de complicité au moins passive avec les groupes islamistes armés qui contrôle le Nord-Mali, celui-ci a nié toute influence dans la résolution de la crise malienne.

Le 22 octobre dernier, Dioncounda Traoré, a rencontré l’émir du Qatar, Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani, à Doha. Le président par intérim du Mali n’avait qu’une mission : convaincre l’émir du Qatar d’être à son côté dans la crise malienne. « Le Qatar est un pays important qui a de plus en plus d’influence au Moyen-Orient. C’est un partenaire stratégique », glisse un membre de la délégation de Dioncounda Traoré.

Mais le Qatar est aussi soupçonné par des services de renseignements, notamment français, d’entretenir des rapports troubles avec plusieurs groupes armés qui contrôlent le Nord-Mali depuis mars dernier. Le président Dioncouda Traoré a donc tenu à faire comprendre à l’émir du Qatar la crise, telle qu’elle est perçue par le gouvernement malien.

« Je lui ai expliqué la situation qui prévaut au Nord. En faisant d’abord la genèse des crises récurrentes qui affectent cette partie du pays, et ensuite en l’informant de tous les efforts qui ont été faits pour un règlement définitif de la situation. Depuis le Pacte national jusqu’aux accords signés en 2006. Ces efforts ont concerné le financement de nombreux projets de développement qui ont mobilisé plus de 1 100 milliards de F CFA… » [1,68 milliard d’euros, NDLR], a déclaré Dioncounda Traoré à la presse nationale qui a effectué le voyage avec lui.

Fin de non recevoir

« Dioncounda Traoré voulait ainsi faire comprendre à l’émir du Qatar qu’il valait mieux être au côté d’un État plutôt qu’avec des groupes armés, si du moins ce sont des intérêts économiques ou géopolitiques qui poussent le Qatar à tisser des liens avec les groupes armés », nous confie un notable du Nord, membre de la coalition pour le Mali, un groupe très actif pour la résolution de la crise.

Selon cette source, membre de la délégation malienne, l’émir Bin Khalifa Al Thani a déclaré que son pays ne pouvait rien faire dans la crise malienne. Et qu’il n’avait à aucun moment apporté un soutien aux rebelles touaregs ou aux islamistes. Selon Doha, la crise malienne serait due à la pauvreté. Et l’émir a assuré au président malien qu’il apporterait une contribution exceptionnelle au développement du Mali, mais seulement après la crise.

________

Par Baba Ahmed, à Bamako
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Mali

Mali : les cinq humanitaires capturés en février ont été libérés par l'armée française

Mali : les cinq humanitaires capturés en février ont été libérés par l'armée française

Les cinq humanitaires maliens, dont quatre employés du Comité international de la Croix-Rouge au Mali, capturés le 8 février ont été libérés jeudi par l'armée fran&cce[...]

Carte interactive : voyagez en Afrique sans visa !

En vertu d'accords bilatéraux ou dans le cadre d'organisations sous-régionales, plusieurs pays africains ont supprimé l'obligation de visa d'entrée sur leurs territoires. Grâce à une carte[...]

Mali : IBK au Sénégal, les raisons d'une visite

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a fait une visite d'État au Sénégal, du 13 au 16 avril. Retour sur les raisons de cette visite.[...]

Mali - France : le ton monte

Les rapports entre le Mali et la France sont exécrables depuis plusieurs mois. Plus récemment, l'"affaire" Tomi et, surtout, la situation à Kidal n'arrangent rien.[...]

Terrorisme - Iyad Ag Ghaly : arrête-moi si tu l'oses !

Recherché pour terrorisme par le monde entier, le chef touareg Iyad Ag Ghaly semble pourtant poursuivi avec bien peu d'ardeur. Et pour cause : il reste un acteur essentiel dans la région.[...]

Le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar retiré en Libye ?

Selon le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), la présence en Libye de Mokhtar Belmokhtar serait une menace pour la paix. Le jihadiste algérien et ses hommes avaient occupé pendant[...]

Jean-Yves Le Drian : "IBK doit négocier, Samba-Panza aussi"

Mali, Centrafrique, Libye... Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, reconduit à son poste le 2 avril, est sur tous les fronts africains. Entretien avec un Breton sans états[...]

Mali : un nouveau gouvernement pour relancer la réconciliation

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a nommé les membres du gouvernement dirigé par le nouveau Premier ministre Moussa Mara, une équipe resserrée dont l'une des principales[...]

Journalistes de RFI assassinés au Mali : des juges français vont enquêter

Des juges d'instruction parisiens vont enquêter sur l'assassinat au Mali fin 2013 des deux journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.[...]

Mali : le nouveau gouvernement formé, le ministre de la Réconciliation remplacé

Le nouveau Premier ministre du Mali, Moussa Mara, a formé son gouvernement, dans lequel ne figure plus le ministre sortant de la Réconciliation, remplacé par l'ex-chef de la diplomatie, selon un[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers