Loïk Le Floch-Prigent, ex-patron du pétrolier français Elf, devra verser neuf millions de dollars (environ 7 millions d'euros) s’il veut être libéré sous caution, a annoncé jeudi 25 octobre son avocat français Me Patrick Klugman.
Inculpé et détenu au Togo pour complicité d'escroquerie, Loïk Le Floch-Prigent, ex-patron du pétrolier français Elf, devra verser neuf millions de dollars (environ 7 millions d'euros) s’il veut être libérer sous caution, a annoncé jeudi 25 octobre son avocat français, Me Patrick Klugman. « Il s'agit d'une décision qui, sous les apparences d'une mise en liberté, équivaut à une mise à mort par la fixation d'une caution qui s'apparente davantage à une rançon », a déclaré Me Klugman qui a jugé « totalement extravagant » le montant de la caution demandée. Selon des proches du prévenu, Loïk Le Floch-Prigent serait « financièrement ruiné ».
« Il est acquis au débat que l'infraction alléguée n'a jamais causé un préjudice d'une telle importance et que M. Le Floch-Prigent n'a jamais bénéficié du moindre euro de cette pseudo escroquerie », a-t-il poursuivi.
Rapatriement
Mardi, une source proche du dossier avait affirmé à Jeune Afrique qu’« une ordonnance pourrait être prise rapidement en vue de son évacuation sanitaire ». Ces derniers jours, la santé du Français se serait dégradée à tel point « qu’il n’a même pas pu passer la nuit du dimanche dans sa cellule de la gendarmerie », avait ajouté la même source.
« Son rapatriement est pour nous une question d'heures et une exigence humanitaire », a estimé l'avocat. « On ne peut mettre en balance la santé et la justice car la santé d'une personne mise en cause est la condition pour que la justice soit rendue », a précisé son avocat.
(Avec AFP)

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