La justice togolaise serait sur le point de prendre une ordonnance pour l’évacuation sanitaire de l’ex-PDG d'Elf, Loïck Le Floch-Prigent, incarcéré au Togo depuis le 15 septembre dernier dans le cadre d’une affaire d’escroquerie.
Le 28 septembre dernier, un juge d'instruction de Lomé avait rejeté la demande de mise en liberté provisoire de Loïck Le Floch-Prigent. Mais aujourd’hui, « une ordonnance pourrait être prise rapidement en vue de son évacuation sanitaire », confie à Jeune Afrique un proche du dossier.
Ces derniers jours, la santé du Français se serait dégradée à tel point « qu’il n’a même pas pu passer la nuit du dimanche dans sa cellule de la gendarmerie », ajoute la même source. Soupçonné d'être impliqué dans une affaire d'escroquerie portant sur 48 millions de dollars (environ 36,5 millions d'euros), l’ancien PDG d’Elf souffrirait, entres autres, de psoriasis.
"Financièrement ruiné"
Officiellement, les avocats du plaignant, l’Émirati Abass Al Youssef, ne verraient pas d’inconvénient à la mise en liberté provisoire de Le Floch-Prigent. Mais certains responsables, en coulisses, estiment que le Français a déjà surjoué la carte des « raisons médicales » dans l’affaire Elf, pour voir sa peine écourtée.
Une forte caution serait par ailleurs requise par le parquet pour garantir le retour de Le Floch-Prigent au Togo pour son procès. Mais selon des proches du prévenu, lequel serait « financièrement ruiné », le montant de la somme requise serait « trop élevé ».

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