La situation était calme, mardi matin à Bissau, alors que les autorités bissau-guinéennes étaient toujours à la recherche du commando responsable de l'assaut raté, dimanche 21 octobre, contre une caserne d'une unité d'élite de l'armée de terre, près de l'aéroport de la capitale.
Mis à jour le 23/10 à 08h47.
Les auteurs de l'assaut raté contre une caserne d'une unité d'élite de l'armée de terre, les « Bérets rouges », à Bissalanca, près de l'aéroport de Bissau, sont toujours en fuite, mais « la situation est sous contrôle », a affirmé dimanche 21 octobre au soir le gouvernement bissau-guinéen. Lundi à Bissau, aucune perturbation n'était notée par l'AFP : les services administratifs fonctionnaient et les habitants vaquaient à leurs occupations. Aucune présence militaire n'était non plus visible dans les rues, hormis le dispositif de contrôle au siège de l'état-major de l'armée, dans le centre-ville, qui a été renforcé.
Les recherches pour retrouver les membres du commando en fuite se poursuivaient entre l'aéroport et la localité proche de Pefine da Réia. Une source militaire a indiqué à l'AFP que le passage était « strictement contrôlé » aux frontières du nord du pays, jouxtant le Sénégal, « à la suite d'instructions ». « Certains fugitifs pourraient traverser vers ce pays voisin. Nous avons mis en alerte toutes nos unités à ce niveau », a-t-elle dit.
Par ailleurs, au moins deux hommes politiques et un militaire en retraite, tous liés à l'ancien régime de Carlos Gomes Junior, ont été arrêtés lundi. Deux autres sont activement recherchés, dont un ancien membre du gouvernement renversé en avril.
Dimanche, les assaillants dirigés par le capitaine Pansau N'Tchama, considéré comme proche de l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, ont pris la fuite après une heure d'échanges de tirs avec l'armée. Quatre d’entre eux ont été arrêtés, selon le gouvernement. Selon l'AFP, la fusillade aurait fait sept morts, six assaillants et un militaire loyaliste.
Le Portugal condamne les violences
Le capitaine N'Tchama, lui-même membre des « Bérets rouges », était à la tête du commando ayant assassiné en 2009 le président Joao Bernardo Vieira. Il est récemment rentré du Portugal où il était en formation militaire depuis juillet 2009, selon des sources sécuritaires.
Accusé par les autorités de transition d'être, avec la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et Carlos Gomes Junior, exilé à Lisbonne, derrière cet assaut, le Portugal s'est refusé lundi à tout commentaire, se contentant d'appeler « à la fin des violences » dans son ex-colonie. Le ministère portugais des Affaires étrangères a réitéré lundi « ses appels à la résolution pacifique des problèmes entre Bissau-Guinéens ».
Le Parti de la rénovation sociale (PRS, ex-opposition), de l'ex-président Kumba Yala, est la seule formation politique de Guinée-Bissau a avoir réagi, en condamnant un « acte poltron ».
(Avec AFP)

Tunisie : Ansar al-Charia demande à ses militants de ne pas se rassembler à Kairouan
Mali : l'armée française chasse un groupe armé d'une ville du nord-est
Nigeria : couvre-feu 24h/24 dans plusieurs quartiers de Maiduguri, fief de Boko Haram







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012 à Alger
Les policiers tunisiens contrôlent les véhicules aux abords de Kairouan, le 18 mai 2013
Le porte-parole du mouvement salafiste, Ansar Ashariaa, Seifeddine Raïs, le 16 mai 2013 à Tunis
Rached Ghannouchi (Ã droite), le leader du parti islamiste Ennahda au pouvoir en Tunisie, le 16 mai 2012 Ã Tunis
Les représentants du mouvement Ansar Ashariaa répondent aux journalistes, le 16 mai 2013 à Tunis
Des soldats français, le 30 janvier 2013 à Tombouctou au Mali
Des rebelles du Séléka en Centrafrique
Des soldats libyens fouillent une voiture, le 16 mai 2013











