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19/10/2012 à 17:29
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Victoire Ingabire risque la prison à perpétuité. Victoire Ingabire risque la prison à perpétuité. © AFP

Le procès de Victoire Ingabire a été reporté pour la troisième fois par le tribunal de Kigali, vendredi 19 octobre. Poursuivie pour complicité de terrorisme et propagation de l’idéologie du génocide, la militante risque la prison à perpétuité. Le verdict est désormais prévu le 30 octobre.

La justice rwandaise a une nouvelle fois estimé qu’elle manquait de temps pour prononcer son verdict, vendredi 19 octobre, dans l’affaire Victoire Ingabire. Le tribunal de Kigali avait déjà reporté sa décision pour permettre à la Cour suprême rwandaise de se prononcer sur le recours déposé par l’accusée, qui contestait la constitutionnalité de la loi sur l’idéologie de génocide mais a été déboutée.

« Nous avions précédemment ajourné le verdict à la date d'aujourd'hui en espérant que la Cour suprême rende sa décision le 5 octobre, cependant la décision de la Cour suprême a été annoncée hier 18 octobre », a expliqué vendredi la juge Alice Rulisa. « Dans ce contexte, nous avons besoin de plus de temps pour parvenir à un verdict clair. »

Soutien financier aux FDLR ?

Le verdict est donc désormais attendu le 30 octobre. Victorie Ingabire risque la prison à perpétuité pour complicité de terrorisme, propagation de l’idéologie du génocide, sectarisme et divisionnisme, atteinte à la sûreté intérieure de l'État et création d'un groupe armé avec l'intention de provoquer la guerre. Présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU), un parti non reconnu par Kigali, l’opposante hutue est incarcérée depuis octobre 2010.

Si elle n’était pas présente au Rwanda pendant le génocide, car elle partie suivre une formation aux Pays-Bas peu avant le déclenchement des massacres, Victoire Ingabire est revenue au Rwanda au début de l’année 2010. Le jour même, elle était allée déposer des fleurs sur le mémorial du génocide, en profitant pour demander à ce que les auteurs de crimes commis contre les Hutus soient également jugés. Une déclaration qui était alors passée pour du révisionnisme.

Durant le procès, l’accusation a également déclaré détenir des preuves de mouvements financiers entre Victoire Ingabire et les troupes des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), rebelles hutus anciens génocidaires, réfugiés en RDC, et qui visent à renverser le régime de Paul Kagamé.

(Avec AFP)

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