L'ex-premier ministre tunisien et chef du parti d'opposition Nidaa Tounès, Beji Caïd Essebsi.
© AFP
Béji Caïd Essebsi, chef du parti d'opposition Nida Tounès, a dénoncé vendredi 19 octobre le "premier assassinat politique depuis la révolution" après la mort, jeudi, de Lotfi Naguedh, coordinateur du parti à Tataouine (sud de la Tunisie).
Pour Béji Caïd Essebsi, la mort de Lotfi Naguedh est un « assassinat politique ». Vendredi 19 octobre, au micro de la radio Mosaïque FM, l'ex-Premier ministre tunisien a évoqué la responsabilité des islamistes dans le décès du représentant de son mouvement lors de violences survenues la veille à Tataouine, dans le sud de la Tunisie.
« C'est le premier assassinat politique depuis la révolution et il touche notre parti, Nida Tounès », a déclaré Beji Caïd Essebsi, adversaire juré des islamistes d'Ennahdha qui dirigent la coalition au pouvoir.
« BCE » a accusé Ennahdha et son allié de centre-gauche, le Congrès pour la République (CPR) du président Moncef Marzouki, d'être responsables de la manifestation qui a dégénéré en violences jeudi à Tataouine.
Il a ensuite répété ces déclarations lors d'une conférence de presse à Tunis et a parlé d'« un lynchage », montrant une vidéo où l'on voit une personne présentée comme la victime traînée au sol et frappée par une foule.
Autopsie
Le coordinateur de Nida Tounès à Tataouine, Lofti Naguedh, est mort jeudi en marge d'affrontements entre ses partisans et des manifestants considérés comme proches d'Ennahdha.
La date de son enterrement n'a pas été fixée, son corps ayant été transporté à Tunis vendredi où une autopsie doit avoir lieu, selon M. Essebsi. Le ministère de l'Intérieur a affirmé qu'il avait succombé à un infarctus, alors que les opposants disent qu'il est mort après avoir été battu par les manifestants de la Ligue de protection de la révolution, une organisation proche des islamistes au pouvoir. Le docteur Moncef Dorza de l'hôpital de Tataouine, interrogé sur l'antenne locale de la radio publique, n'a pas voulu trancher sur les causes du décès.
« Lorsqu'il est arrivé, il était dans un coma ou un pré-coma », a-t-il dit à Radio Tataouine, « il était près de la mort et nous n'avions pas le temps pour des examens approfondis et voir s'il y avait des blessures externes ».
Ennahdha vs. Nida Tounès
De son côté, Ennahdha a accusé, dans un communiqué diffusé jeudi soir, les partisans de Nida Tounès d'avoir provoqué les violences en jetant des cocktails molotov sur les manifestants. Les islamistes ont « présenté des condoléances » à la famille du défunt et demandé « une enquête judicaire pour déterminer les causes et circonstances » des violences et du décès.
M. Essebsi, deuxième Premier ministre de transition après la révolution de 2011 qui a renversé Zine el-Abidine Ben Ali, a fondé son parti cet été et connaît, selon des sondages, une popularité croissante. La coalition au pouvoir accuse le mouvement de rassembler des tenants du président déchu.
(Avec AFP)

Tunisie : Ansar al-Charia demande à ses militants de ne pas se rassembler à Kairouan
Mali : l'armée française chasse un groupe armé d'une ville du nord-est
Nigeria : couvre-feu 24h/24 dans plusieurs quartiers de Maiduguri, fief de Boko Haram







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012 à Alger
Les policiers tunisiens contrôlent les véhicules aux abords de Kairouan, le 18 mai 2013
Le porte-parole du mouvement salafiste, Ansar Ashariaa, Seifeddine Raïs, le 16 mai 2013 à Tunis
Rached Ghannouchi (Ã droite), le leader du parti islamiste Ennahda au pouvoir en Tunisie, le 16 mai 2012 Ã Tunis
Les représentants du mouvement Ansar Ashariaa répondent aux journalistes, le 16 mai 2013 à Tunis
Des soldats français, le 30 janvier 2013 à Tombouctou au Mali
Des rebelles du Séléka en Centrafrique
Des soldats libyens fouillent une voiture, le 16 mai 2013











