Bobby Shappy Julu, un chef de guerre libérien soupçonné d’être impliqué dans des violences en Côte d’Ivoire, a été arrêté dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 octobre. L’annonce, faite jeudi 18 octobre, intervient le jour de la visite de la présidente libérienne Ellen Johnson-Sirleaf qui vient discuter avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara de la sécurité à leur frontière.
Soupçonné d’être « le principal cerveau du groupe » responsable de l’attaque dans le Sud-Ouest ivoirien ayant fait 18 morts en juin, un chef de guerre libérien a été arrêté, a annoncé jeudi 18 octobre Lewis Brown. Selon, le ministre libérien de l’Information, « la police a arrêté Bobby Shappy Julu dans la nuit du lundi au mardi » à Ganta (Nord), non loin de la frontière ivoirienne, et transféré à Monrovia. « Il se trouve actuellement à la police où des enquêtes préliminaires sont en cours », a-t-il pousuivi. « Son arrestation est très significative », a précisé une source policière à l’AFP.
Bobby Shappy Julu figurait sur une liste de dix personnes recherchées par le gouvernement libérien depuis les attaques de juin. Le 17 juillet, le Liberia avait annoncé l’arrestation de trois personnes liées à ces violences. Deux autres s’étaient rendues et une autre avait été arrêtée en septembre. Six autres civils ivoiriens ont été arrêtés au Liberia après l’attaque le 13 août d’un poste de l’armée ivoirienne dans la localité de Pekambly. Abidjan réclame leur extradition.
Johnson-Sirleaf à Abidjan
L’annonce de son arrestation intervient le jour de la visite en Côte d'Ivoire de la présidente libérienne Ellen Johnson-Sirleaf, venue à Abidjan évoquer avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara la sécurité à leur frontière.
Fermée depuis le 8 juin par Monrovia, la frontière du Libéria avec la Côte d’Ivoire a été partiellement rouverte vendredi 14 septembre. Le 17 septembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé aux deux pays une meilleure collaboration dans la surveillance de leur frontière commune, afin que les rebelles ne la traversent pas pour trouver refuge dans le pays voisin.
Selon les conclusions d’un rapport d'experts travaillant pour l’ONU, l’est du Liberia est devenu « une plateforme de recrutement et une base arrière » dotée de camps d'entraînement pour des groupes armés pro-Gbagbo.
(Avec AFP)

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