Pour Mahamadou Issoufou, qui s'exprimait mardi 16 octobre, l'enlèvement de six travailleurs humanitaires africains, deux jours plus tôt au Niger, est l'oeuvre de "bandits, de mécréants sans foi ni loi". Le chef de l'État affirme que son pays assumera toutes ses "responsabilités" en matière de luttre contre le terrorisme.
Lors d’une cérémonie à Niamey, mardi 16 octobre après-midi, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a condamné avec une grande fermeté le récent enlèvement dans son pays de six employés d'ONG humanitaires. « Notre peuple doit connaître sans ambiguïté le visage de l'ennemi : l'ennemi, c'est celui qui déshonore notre religion en volant, en violant, en s'adonnant au trafic de drogue. L'ennemi, c'est celui qui vit de l'industrie des otages », a-t-il déclaré.
« Notre peuple doit se mobiliser comme un seul homme pour traquer ces bandits, ces mécréants sans foi ni loi », a-t-il ajouté. « Enlever le personnel humanitaire d'une ONG chargée de lutter contre le paludisme, notamment au bénéfice des enfants de moins de cinq ans, n'est-ce pas un crime ? N'est-ce pas agir directement contre les intérêts de notre peuple, qu'on veut priver de services sociaux de base dans l'éducation, la santé, le secteur de l'eau et aussi celui de l'alimentation ? Qui osera dire que les auteurs de tels actes sont des musulmans ? », a-t-il fustigé.
"Assumer ses responsabilités"
Le chef de l’État réagissait au premier enlèvement intervenu au sud-est du Niger, dans la région de Maradi, frontalière du Nigeria, quand quatre Nigériens et un Tchadien, ainsi que leur chauffeur nigérien ont été pris en otages par des inconnus, le 14 octobre. Depuis, ils ont été localisés mardi avec leurs ravisseurs dans le nord-ouest du pays, non loin de la frontière malienne.
« Notre position est claire, a ajouté Issoufou : nous assumerons toutes nos responsabilités face aux menaces auxquelles la sous-région est exposée, et notre peuple doit apporter tout le soutien nécessaire » aux forces de sécurité nigériennes, qui devraient intervenir au Nord-Mali avec une coalition de la Cedeao pour en déloger les groupes affiliés à Al-Qaïda.
(Avec AFP)

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