Extension Factory Builder
12/10/2012 à 15:15
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Un soldat congolais devant le palais des congrès de Kinshasa. Un soldat congolais devant le palais des congrès de Kinshasa. © AFP

Le 14e sommet de la Francophonie s'est ouvert samedi 13 octobre à Kinshasa. Au coeur des débats entre les diplomates, la situation au Nord-Kivu.

« Le succès de ce sommet repose sur la résolution sur la situation en RDC », tranche un diplomate ouest-africain présent à Kinshasa pour le 14e sommet de la Francophonie, qui s'est ouvert samedi 13 octobre. « Car concernant le discours très attendu de François Hollande, il a semble-t-il déblayé le terrain à Paris », ajoute-t-il faisant allusion à la conférence de presse du président français, le 9 octobre, et l'interview donnée à nos confrères de TV5, France 24 et RFI, deux jours plus tard. Après avoir jugé « inacceptable » la situation des droits de l'homme et de la démocratie en RDC, le président français, qui est arrivée à Kinshasa  à 06h15 (05h15 GMT), devrait prononcer un discours essentiellement axé sur la francophonie, lors de la cérémonie d'ouverture le 13 octobre. Avec sans doute, tout de même, quelques allusions sur le respect des libertés et de la transparence électorale en RDC. Et également un appel au respect des « frontières intangibles » de cet immense pays. Kigali pourrait se sentir visé, mais les apparences sont sauves.

En coulisses en revanche, les discussions ont été vives. Le 10 octobre, les deux sherpas des présidents congolais (Isabel Tshombé, représentante personnelle de Jospeh Kabila à la Francophonie) et rwandais (Jacques Kabale, ambassadeur du Rwanda en France) ont eu un échange musclé à propos de la résolution en cours d'élaboration sur la RDC, et tout particulièrement sur la situation dans le Nord-Kivu. Un compromis doit être trouvé par les diplomates. À défaut, les chefs d’État vont devoir trancher, en sachant que Paul Kagamé n'est pas annoncé à Kinshasa et qu'il sera représenté par sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Le projet de résolution évoquait les soutiens extérieurs au mouvement rebelle du 23-Mars (M23) et envisageait des poursuites par la Cour pénale internationale (CPI). Kigali rejette ces formulations.

Droits de l'homme et crise au Mali

L'autre moment attendu durant ce sommet est bien entendu la venue de François Hollande, le temps d'une journée menée tambours battants. Le président français va prononcer un discours de 7 minutes en ouverture du sommet, donner deux conférences de presse, rencontrer des militants des droits de l'homme et des responsables de l'opposition... Et s'entretenir avec le leader historique de cette opposition, Étienne Tshisekedi. À moins que la marche évoquée dans les rangs de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), avec ses risques de débordements et de violences, ne vienne tout remettre en cause...

Pour le reste, une déclaration finale et cinq résolutions – l'une d'entre elles portera sur le Mali -  devraient être adoptées par plus d'une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement. Parmi les Africains, outre le chef d’État hôte, Joseph Kabila, sont annoncés les présidents Boni Yayi (Bénin), Blaise Compaoré (Burkina), Pierre Nkurunziza (Burundi), Paul Biya (Cameroun), François Bozizé (Centrafrique), Dhoinine Ikililou (Comores), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Alassane Ouattara (Cote d'Ivoire), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Alpha Condé (Guinée), Mamadou Issoufou (Niger), Macky Sall (Sénégal), Idriss Déby Itno (Tchad) et Moncef Marzouki (Tunisie).

À l'ordre du jour également, la destination pour le 15e sommet de la Francophonie, en 2014. Après le retrait de Haïti, trois pays sont candidats : la Moldavie, le Vietnam et le Sénégal. Le pays de la Teranga tient la corde. Ce sera le dernier sommet du secrétaire général de la Francophonie et ancien chef d'État sénégalais, Abdou Diouf.

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

RD Congo

Rififi à Conakry

Difficile de s'y retrouver quand pouvoirs et oppositions font des calendriers électoraux un enjeu majeur de la démocratie.[...]

RDC : la Monusco reconduite, mais réduite

La Monusco comptera 2 000 soldats de moins. Cette reconduction du mandat de la force onusienne suvient en pleine brouille entre les Nations unies et Kinshasa.[...]

RDC : les Américains derrière les mouvements citoyens ?

Les autorités congolaises, qui ont durement mis fin à la rencontre entre les mouvements citoyens étrangers et congolais la semaine dernière, ont trouvé en Washington un responsable à ce[...]

RDC : trente éléphants tués en quinze jours par des braconniers dans le parc de la Garamba

Trente éléphants ont été abattus en deux semaines dans le Parc national de la Garamba, dans le nord-est de la RDC. Les responsables du parc accusent un groupe de braconniers soudanais d'avoir commis[...]

RDC : remous dans la majorité au sujet de la loi électorale

Sept partis de la majorité congolaise (RDC) ont exprimé leurs inquiétudes sur la révision de la Constitution. Après une réunion agitée, ils ont fini par rentrer dans le rang. [...]

RDC : face aux rebelles rwandais, l'armée progresse sans vrai combat

"Une guerre sans combattants?" L'armée congolaise progresse au Sud-Kivu face à des rebelles rwandais des FDLR qui préfèrent fuir, faisant craindre que les problèmes causés par[...]

RDC - Football : Florent Ibenge, le plafond de verre et le tremplin chinois

En moins de deux ans, Florent Ibenge s’est construit une belle notoriété internationale, en qualifiant l’AS Vita Club pour la finale de la Ligue des champions 2014, puis en installant la RDC sur la[...]

RDC : pourquoi dix militants congolais sont-ils toujours sous les verrous ?

Arrêtés le 15 mars à Kinshasa, à l’issue d’une conférence de presse organisée avec les responsables de Y’en a marre et le Balai citoyen, dix militants congolais[...]

Nations unies : les Casques bleus auraient commis près de 80 abus sexuels en 2014

Près de 80 nouveaux cas d’abus sexuels par des agents des Nations Unies ont été recensés en 2014. Des crimes perpétrés en grande majorité dans des missions de paix, là[...]

"Y'en a marre", "Balai citoyen", "Filimbi"... : l'essor des sentinelles de la démocratie

Apparu au Sénégal en 2011, "Y'en a marre" a inspiré plusieurs mouvements citoyens dans différents pays d'Afrique francophone. Du Sénégal à la RDC en passant par le[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121012145142 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121012145142 from 172.16.0.100