Le général Brunot Dogbo Blé, au centre, à son arrivée au tribunal d'Abidjan, le 8 octobre 2012.
© AFP/Sia Kambou
Accusé d'avoir enlevé, séquestré et assassiné le colonel-major à la retraite Adama Dosso pendant la crise postélectorale, le général Brunot Dogbo Blé a été condamné, jeudi 11 octobre, à 15 ans de prison par un tribunal militaire d'Abidjan.
Le premier des grands procès de la crise postélectorale ivoirienne a livré son verdict, jeudi 11 octobre. Accusé d'avoir enlevé, séquestré et assassiné le colonel-major à la retraite Adama Dosso, en mars 2011, le général Brunot Dogbo Blé a été condamné à 15 ans de prison, selon le verdict lu au palais de justice d'Abidjan. Le chef de la Garde républicaine de Laurent Gbagbo risquait la réclusion à perpétuité.
« J'accepte la décision en tant que juriste mais elle est un peu boîteuse. Nous sommes surpris, il y a eu une erreur », a réagi l'avocat du général Dogbo Blé, Me Mathurin Dirabou, sans autre précision. Il a affirmé que la défense allait se pourvoir en cassation. La défense avait plaidé la relaxe, estimant que les preuves n'étaient pas réunies.
"Montage outrageux"
À la barre, le général Dogbo Blé, qui a défendu le régime Gbagbo jusqu’à la dernière heure, a nié toute responsabilité dans la mort de l'officier à la retraite, estimant être victime d’un « montage outrageux ». « Je n’ai pas donné d’ordre à qui que ce soit », a-t-il affirmé, lundi 8 octobre.
Le parquet militaire avait requis 20 ans de prison et la radiation de l'armée pour le général Dogbo Blé et ses quatre membres de sa garde rapprochée, qui comparaissaient depuis le 2 octobre.
Également reconnu coupable de complicité dans l'assassinat du colonel-major Adama Dosso, son directeur de cabinet, le commandant Yagba Kipré, a écopé de la même peine. Tout comme le sergent Jean Noël Léo Lago. Au cours de l'audience, il a avoué avoir tué la victime et assuré que l’ordre lui avait été donné par le directeur de cabinet du général Dogbo Blé, au nom de ce dernier, ce que les deux intéressés ont fermement nié.
Membre du commando qui a exécuté le colonel Dosso, le sergent Ferdinand Toh a, quant à lui, été condamné à 12 ans de prison. Il a été reconnu coupable de complicité, mais le tribunal a admis des circonstances atténuantes.
Assassinat de Gueï
Enfin, le sergent Noël Toualy, qui avait arrêté l'officier à la retraite, est condamné à cinq ans de prison pour séquestration. Au total, une quarantaine de militaires pro-Gbagbo doivent être jugés dans une série de procès liés à la crise postélectorale. Le général Dogbo Blé est par ailleurs inculpé de génocide et d’autres crimes de sang commis durant la crise et de complicité d'assassinat du général Robert Gueï.
Dans ce procès, l'ex-chef de la sécurité rapprochée de l'ancienne Première dame Simone Gbagbo, le commandant Anselme Séka Yapo, dit « Séka Séka », est le principal inculpé de l'assassinat de l’ancien chef de la junte ivoirienne, tué le 19 septembre 2002, jour d'un coup d'Etat raté contre Laurent Gbagbo.
(Avec AFP)

Union africaine, qu'as-tu fait de tes 50 ans ?
50 ans de l'UA : le sommet des indésirables
Double attentat au Niger : le retour de Mokhtar Belmokhtar 







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique
Photo fournie le 20 janvier 2013 par SITE Intelligence Group de Mokhtar Belmokhtar
Un opposant après la dispersion d'une manifestation le 23 mai 2013 à Lomé
Le porte-parole du groupe salafiste jihadiste Ansar Asharia, Seifeddine Raïs, le 16 mai 2013 à Tunis
Cette photo publiée le 22 mai 2013 par la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) montre une réfugiée qui a quitté les régions de Labado et Muhajeria, à l'est du Darfour
Le président du Bénin Thomas Yayi Boni, le 15 mai 2013 à Bruxelles
Des soldats nigériens patrouillent aux environs d'Agadez, au nord du Niger, le 24 septembre 2010
Des soldats nigériens patrouillent sur la route entre Agadez et Arlit, au Niger le 27 septembre 2010
Le logo du groupe Thales











