Plusieurs milliers de Maliens ont investi les rues de Bamako, jeudi 11 octobre, pour réclamer une intervention militaire de la Cedeao dans le nord du pays.
L’ONU a demandé à l’Afrique de l’Ouest et à l'Union africaine (UA) d’en préciser les contours, eux l’attendent de pied ferme. Plusieurs milliers de Maliens ont entamé, jeudi 11 octobre, une marche dans le centre de Bamako pour réclamer cette intervention militaire de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), en soutien de l'armée malienne, pour reconquérir le nord du pays.
Dans le cortège, on pouvait voir des banderoles et pancartes de soutiens au Premier ministre Cheick Modibo Diarra et à la Cedeao, mais également à l’armée malienne. « Capitaine Sanogo, tous les militaires au front », était-il écrit sur l'une d'elles. Le capitaine Amadou Haya Sanogo, auteur d'un coup d'État à Bamako du 22 mars, s'est retiré du pouvoir en avril, mais reste influent à Bamako. L'homme fort de Kati a récemment pris en charge la réforme de l’armée.
Résolution de l'ONU
D'autres slogans et banderoles fustigeaient la rébellion touarègue du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) qui avait lancé l'offensive dans le nord en janvier. D'abord allié aux groupes islamistes armés, le MNLA a ensuite été rapidement évincé du nord du pays par ces mêmes groupes.
Le projet de résolution sur le Mali, proposé le 10 octobre par la France à ses partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU, presse la Cedeao et l'UA de préciser dans les 30 jours les modalités d'une intervention militaire pour déloger les groupes islamistes armés qui occupent la moitié nord du pays.
Le texte, dont l'AFP a obtenu copie, invite aussi le gouvernement malien et les rebelles touaregs à « ouvrir dès que possible un processus de négociation crédible afin de rechercher une solution politique viable respectant la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale du Mali ».
(Avec AFP)

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