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11/10/2012 à 09:50
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Le Conseil de sécurité de l'ONU, le 26 septembre 2012, à New York. Le Conseil de sécurité de l'ONU, le 26 septembre 2012, à New York. © AFP

Le projet de résolution sur le Mali déposé par la France au Conseil de sécurité de l'ONU demande à la Cedeao et à l'Union africaine (UA) de préciser, dans les 30 jours, les modalités d'une intervention militaire pour reconquérir le nord du pays aux islamistes armés.  

Pour les responsables français, et sans doute pour la communauté internationale, les contours de l'éventuelle intervention militaire dans le Nord-Mali sont, semble-t-il, encore trop flous. Le projet de résolution sur le Mali, proposé par la France à ses partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU, presse la Cedeao et l'UA de préciser dans les 30 jours les modalités d'une intervention militaire pour déloger les groupes islamistes armés qui occupent la moitié nord du pays.

Le texte, dont l'AFP a obtenu copie, invite aussi le gouvernement malien et les rebelles touaregs à « ouvrir dès que possible un processus de négociation crédible afin de rechercher une solution politique viable respectant la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale du Mali ».

Le secrétaire général de l'ONU devra se concerter avec la Cedeao (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest) et l'Union africaine pour présenter dans un délai de 30 jours des « recommandations détaillées » en vue d'une intervention, notamment « un concept opérationnel » et une liste de troupes.

Le texte, qui peut encore faire l'objet d'aménagements, dénonce les violations des droits de l'homme dans le Nord et demande aux groupes rebelles de se dissocier, sous peine de sanctions, des « organisations terroristes » comme Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Bamako a demandé officiellement à l'ONU un mandat pour une « force militaire internationale » avec un déploiement au Mali de troupes ouest-africaines qui l'aideraient à reconquérir le nord du pays.

Financement

Depuis six mois, le Conseil de sécurité réclame en vain des détails sur les modalités de cette intervention (objectifs, troupes, commandement, besoins logistiques, etc.). Une réunion doit se tenir le 19 octobre à Bamako avec les principaux acteurs (Cedeao, Union africaine, Union européenne, ONU) pour tenter de mettre au point une « stratégie cohérente », selon un diplomate. Paris a promis une aide logistique à l'opération, de même que les États-Unis.

En attendant, le projet de résolution invite les pays membres de l'ONU et les organisations comme l'Union européenne à commencer à entraîner et équiper l'armée malienne, qui devra prendre la tête de la reconquête du Nord. La France espère une adoption de ce texte dans les prochains jours.

« Le Conseil est plutôt uni sur le Mali (..) il y a quelques ajustements à faire (sur le texte) mais pas de gros problèmes de fond », estime un diplomate européen. « Nous sommes prêts à autoriser une intervention militaire quand nous disposerons d'un concept opérationnel crédible », souligne-t-il, ajoutant cependant que « la question clé sera celle du financement ».

Ce n'est que dans un deuxième temps, au mieux à la fin de novembre, et par le biais d'une deuxième résolution, que le Conseil pourra donner son feu vert formel au déploiement graduel d'une force qui prendra de toutes façons plusieurs mois à se constituer. Pour l'instant, il s'agit de « maintenir l'élan et de mobiliser la communauté internationale », commente un diplomate.

Dans le même ordre d'idées, l'ONU vient de nommer un envoyé spécial pour le Sahel en la personne de l'ancien chef du gouvernement italien, Romano Prodi.

(Avec AFP)

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