Extension Factory Builder
08/10/2012 à 15:04
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le nouveau gouverneur de Sidi Bouzid a déjà été chargé du développement de la région. Le nouveau gouverneur de Sidi Bouzid a déjà été chargé du développement de la région. © D.R.

Suite à la multiplication des manifestations contre les autorités de Sidi Bouzid, le Premier ministre Hamadi Jebali (Ennahdha) a procédé au changement du gouverneur de la région. La mission du nouveau "préfet", Amara Tlijani : ramener le calme dans une zone marginalisée où le chômage et la précarité ne cessent de s'étendre.

Les manifestants de Sidi Bouzid ont obtenu la tête du gouverneur (préfet) de la région, Mohamed Néjib Mansouri, que le gouvernement a remplacé par Amara Tlijani, jusque là préfet de Kébili... lequel a de son côté été remplacé par Habib Jridi. L'information a été dévoilée, lundi 8 octobre, par la presse tunisienne.

Épicentre de la révolution tunisienne, la région de Sidi Bouzid (Centre-Ouest) est l’une des plus marginalisées de Tunisie. Elle continue à connaître de nombreuses tensions et troubles sociaux qui se sont multipliés, notamment depuis le mois d’août, du fait du chômage et de la précarité de ses habitants qui ne cessent d’augmenter, sur fond de coupures d'eau et de retards dans les salaires et les indemnités octroyées par l’État.

Tensions prégnantes

La dernière manifestation en date, vendredi 5 octobre, a eu lieu devant les locaux du gouvernorat de Sidi Bouzid. Un millier de personnes réclamaient le départ du préfet, accusé d'incompétence. La violence des échauffourées avec la police, qui a employé des tirs à balles en caoutchouc, a été telle que Mansouri a dû être évacué de son bureau.

Le nouveau préfet, Amara Tlijani, était jusqu'alors en poste à Kébili (Sud). C'est un économiste de formation et un haut fonctionnaire de l’ex-régime de Zine el-Abidine Ben Ali. Il a notamment occupé des fonctions dans le secteur du développement régional, y compris après la révolution, justement à Sidi Bouzid, avant de devenir gouverneur de Kébili en mai 2012. Le gouvernement de Hamadi Jebali fait donc en quelque sorte machine arrière, reconnaissant à Tlijani des compétences dont il espère qu'elles ramèneront le calme dans une région hautement symbolique pour la nouvelle Tunisie.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Tunisie

Libye : un diplomate tunisien enlevé à Tripoli

Libye : un diplomate tunisien enlevé à Tripoli

Un diplomate tunisien a été enlevé jeudi à Tripoli, selon une source des services de sécurité.[...]

La Tunisie nomme quatre nouveaux ambassadeurs

Sans attendre le traditionnel mouvement diplomatique de l'été, quatre nouveaux ambassadeurs de Tunisie vont être nommés.[...]

Tunisiens noirs et mauvais oeil

Maha Abdelhamid est militante tunisienne, cofondatrice de l'Association de défense des droits des Noirs.[...]

Quand l'émir du Qatar bouscule le protocole tunisien

Lors de sa visite en Tunisie, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, l'émir du Qatar ne s'est pas encombré du protocole.[...]

Tunisie : les familles des martyrs de la révolution réclament plus de justice

Les familles des martyrs de la révolution se mobilisent mercredi dans la capitale tunisienne. Objectif : protester contre la sentence rendue en appel, le 11 avril, par le tribunal militaire de Tunis contre[...]

Tunisie - Rached Ghannouchi : moi, diplomate

Fort de ses nombreux contacts noués dans le monde arabe, le leader islamiste tunisien se rêve en médiateur sur la scène politique libyenne.[...]

Stéphanie Pouessel : "Beaucoup de Tunisiens reconnaissent l'existence d'un vrai problème de racisme"

Docteur en anthropologie, Stéphanie Pouessel a dirigé l’étude "Noirs au Maghreb. Enjeux identitaires", publié aux éditions Karthala en 2012. Résidente en Tunisie[...]

Microsoft : Jamel Gafsi, numéro 8

Tunisien formé en Allemagne et en France, Jamel Gafsi dirige le Centre d'ingénierie de Microsoft, à Issy-les-Moulineaux. Portrait.[...]

Maghreb : Ô Rap ! Ô désespoir !

De Rabat à Tripoli, ils traduisent, avec des paroles parfois très crues, la colère et les frustrations de la jeunesse face à l'oppression et à l'injustice, mais aussi sa[...]

Street art : Zoo project en toute liberté

L'artiste franco-algérien qui avait rendu hommage aux martyrs de la révolution tunisienne a été retrouvé mort.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers