Julio Iglesias organise un concert à Malabo, en Guinée équatoriale, lundi 8 octobre. Mais le prix d’entrée élevé - 750 euros - ne devrait pas attirer les foules.
S'il y en a un qui, comme Blaise Compaoré, peut affirmer : « je n’ai pas changé », c'est bien lui : Julio Iglesias. À 69 ans, le latin lover continue d’arpenter le globe... et de surpendre ses fans. Lundi 8 octobre, la star espagnole se produit à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale. Construit en 2011 pour accueillir le sommet de l'Union africaine, le Palais des Congrès de Sipopo abrite l’événement, en bord de mer, à quelques kilomètres de la capitale.
Les affiches et les reportages de la télévision nationale équato-guinéenne indiquent que les spectateurs désireux d’assister à la performance du célèbre chanteur de charme devront débourser la modique somme de 500 000 francs CFA (soit 750 euros). Un tarif salé qui risque de refroidir de nombreux fans équato-guinéens.
Mais le prix des billets n'est pas la seule source de polémique générée par l'événement. Le Parisien rapporte que les ONG Human Rights Watch (HRW) et EGJustice assimilent le concert à une tentative de communication du régime de Teodoro Obiang Nguema. Dans ce contexte, elles ont demandé au latin lover de prendre ses distances avec le gouvernement de la Guinée équatoriale. Et ont même adressé un courrier à la star espagnole afin qu’elle leur fournisse des précisions sur la source de financement de son concert... Une lettre qui est restée sans réponse, rapporte le quotidien français.
Le Palais des Congrès de Sipopo, dans les environs de Malabo, accueille le concert du latin lover.
© DR
Tentative de communication ?
Le Parisien ajoute que la société organisatrice du concert n’est autre que «TNO Production», la maison de disques de Teodorin Nguema Obiang Mangue, le fils du président équato-guinéen qui fait l'objet d’un mandat d’arrêt international dans le cadre d'enquêtes judiciaires ouvertes en France au sujet de l'affaire dite des « biens mal acquis ».
Julio Iglesias fera-t-il salle comble ? Rien n’est moins sûr. Même pendant la CAN 2012 (en janvier et février dernier), les stades équato-guinéens n'avaient pas été remplis. Déçu par la faible affluence de départ, due à un prix des billets trop élevé, Malabo avait finalement fait le choix d’ouvrir les gradins gratuitement. Mais l’important dispositif de sécurité avait fait office de repoussoir pour de nombreux spectateurs locaux.
(Avec AFP)

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