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05/10/2012 à 16:00
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Hocine Ragued, milieu de terrain de l'Espérance de Tunis. Hocine Ragued, milieu de terrain de l'Espérance de Tunis. © AFP

Né en France, Hocine Ragued s’est engagé en juillet dernier pour deux ans avec l’Espérance de Tunis. Après avoir effectué toute sa carrière en Europe, l’international tunisien a choisi le club de la capitale tunisienne « pour gagner la Ligue des Champions et évoluer dans de chaudes ambiances ». Face au TP Mazembe à Lubumbashi dimanche 7 octobre (15 h 30), en demi-finale de la C1, il devrait être servi…

Hocine Ragued aurait pu rester à Karabukspor ou rejoindre Kasimpasa, un autre club turc. Ou disputer la Ligue europa avec l’APOEL Nicosie. Ou encore gonfler un peu plus son compte en banque en acceptant une offre venue du Koweït. Le Club africain de Slim Riahi lui a également fait de l’œil. Mais la persévérance des dirigeants de l'Espérance de Tunis et les arguments de Nabil Maaloul, l’entraîneur tunisois, l’ont définitivement converti à la cause espérantiste.

« Je ne me voyais pas signer ailleurs qu’ici, en Tunisie », assure le milieu de terrain des Aigles de Carthage (36 sélections), qui vit depuis le mois de juillet sa première expérience en Afrique après avoir joué en France (Paris-SG, Istres, Gueugnon), en Belgique (Mons), en République Tchèque (Slavia Prague) et donc en Turquie.

Tunis a fait la "différence"

Maaloul a joué sur la corde sensible, évoquant la possibilité de remporter la Ligue des Champions (comme en 2011) et de participer au Championnat du Monde des clubs en décembre prochain, pendant que l’état-major de l’Espérance lui fignolait un (bon) contrat de deux ans. « Sportivement, l’attrait de disputer la Ligue des Champions et d’avoir les moyens de la gagner a fait la différence. Évoluer dans de chaudes ambiances également, car en Tunisie, avec les matches à huis-clos, c’est très spécial. »

J’aime évoluer dans des stades où il y a de la passion

Depuis dix jours, l’Espérance s’est débarrassée d’un poids en remportant son vingt-cinquième titre national. Une performance bienvenu au moment de préparer un déplacement particulier à Lubumbashi, un lieu dont les Tunisois conservent un souvenir douloureux depuis la finale aller de la C 1 en 2010 (0-5). « Je n’étais pas là, mais on m’a dit que l’arbitrage avait été à sens unique. J’espère que cette fois-ci, il n’y aura pas de problèmes. »

À Lubumbashi, Ragued s’attend à une réception « hostile ». « Nous ne serons pas accueillis par un orchestre, mais moi, j’aime évoluer dans des stades où il y a de la passion. On va à Lubumbashi  pour gagner, tout en sachant que Mazembe est une très bonne équipe, qui va aussi nous imposer un défi physique. » Ragued sait déjà l’essentiel.

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Alexis Billebault
 

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