Extension Factory Builder
05/10/2012 à 09:19
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président tunisien, Moncef Marzouki. Le président tunisien, Moncef Marzouki. © AFP

La jeune femme violée par deux policiers et qui risque d’être inculpée pour atteinte à la pudeur a été reçue jeudi 4 octobre par le président tunisien Moncef Marzouki. Dans un communiqué, la présidence a indiqué que ce dernier lui avait présenté "les excuses de l’État".

Alors que la polémique enfle autour du cas de la jeune femme, violée par deux policiers, qui risque d’être inculpée pour atteinte à la pudeur, la présidence tunisienne a publié un communiqué jeudi 4 octobre, dans lequel on apprend que Moncef Marzouki « a reçu la jeune fille violée par des policiers (..) et après avoir entendu les détails de cette douloureuse affaire (..), il a exprimé sa totale sympathie (à la femme violée) et présenté les excuses de l'État ».

Moncef Marzouki a également condamné « fortement » ce viol tout en saluant les policiers qui ont refusé de couvrir leurs collègues. Un fait qui montre, selon lui, que « le dérèglement n'est pas dans l'institution sécuritaire mais dans la mentalité de certains de ses membres ».

« Il n'y a plus de tolérance, ni pour les violeurs, ni pour ceux qui les couvrent ou qui veulent voiler la réalité. La présidence suivra de près cette affaire pour qu'aucun intérêt partisan n'emporte sur la primauté de la loi et pour que les Tunisiens soient rétablis dans leur droit », a ajouté le communiqué.

"Position immorale"

Les faits de cette affaire remontent à début septembre. Après avoir été violée par deux policiers, alors qu’elle se trouvait en compagnie de son ami – qui lui a été retenu menotté par un troisième policier pendant les faits -, la jeune femme est allée déposer plainte, mais s’est vue convoquer et interroger par un juge pour « atteinte à la pudeur ». La défense reproche au couple d’avoir été surpris par les forces de l’ordre dans une « position immorale », un délit passible de six mois d’emprisonnement. Quant aux policiers soupçonnés du viol, ils ont été incarcérés.

En Tunisie, l’affaire fait scandale. Opposants, ONG et certains médias tunisiens y voient une preuve de plus à charge contre la politique des islamistes d’Ennahdha à l’égard des femmes.

(Avec AFP)

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Tunisie

Alstom accusé de corruption au Royaume-Uni

Alstom accusé de corruption au Royaume-Uni

La filiale britannique d'Alstom a été inculpée de trois délits de corruption et de trois délits de complicité de corruption. Les accusations concernent de grands projets de transport condu[...]

Élections en Tunisie : la mobilisation des électeurs est-elle dans l'impasse ?

À trois mois des élections législatives et présidentielle tunisiennes, le pays peine à convaincre ses électeurs de s'inscrire sur les listes électorales. Retour sur les causes -[...]

Adel Fekih : "En Tunisie, il faut dépasser les polémiques"

"Affaire du salon d'honneur", allégeance à Ettakatol... Vivement critiqué malgré un bilan plus que satisfaisant, le diplomate Adel Fekih défend son action à la tête[...]

Tunisie : craintes de "benalisation" de l'État qui durcit la lutte contre le terrorisme

La sanglante attaque qui a tué 15 militaire tunisiens mi-juillet a poussé l'État à prendre des mesures fortes contre les appels au jihad, comme la fermeture de mosquées et de médias. Entre[...]

Défense : quelles capacités militaires pour la Tunisie en 2014 ?

Adoptées au dernier trimestre de l'année 2013, les premières mesures pour pallier les carences des armées de terre et de l'air ont été mises en oeuvre par le nouveau gouvernement tunisien[...]

Tunisie : Mehdi Jomâa, en Algérie pour tenter de renforcer la coopération sécuritaire

Mehdi Jomâa, le chef du gouvernement tunisien, se trouvait mardi en Algérie pour tenter de renforcer la coopération sécuritaire face aux groupes terroristes, quelques jours après une attaque qui[...]

Tunisie : Mehdi Jomâa et les leçons de Henchir Talla

L'attaque terroriste de Henchir Talla, qui a fait au moins 15 morts dans la région du mont Chaambi le 16 juillet, a laissé des traces. Le Premier ministre assure en avoir tiré toutes les conséquences.[...]

Mohamed Talbi, l'homme qui éclaire l'islam

Nous avons pourtant essayé... De vous proposer cette semaine des sujets sympas pour les vacances, ceux que l'on aime lire au bord d'une plage de sable fin ou tranquillement assis dans son jardin en sirotant un [...]

Tunisie : fermeture de mosquées et de médias après la mort d'au moins 15 soldats

Le gouvernement tunisien a annoncé une série de mesures, dont la fermeture de mosquées et celle de médias "appelant au jihad", suite à la mort d'au moins 15 soldats dans une attaque[...]

Mohamed Talbi : "L'islam est né laïc"

À 93 ans, le doyen de la pensée critique musulmane s'est livré à "Jeune Afrique" dans une grande interview où il dévoile la face avant-gardiste de l'islam et dénonce le[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers