Des consultations "préliminaires" entre les membres du Conseil de sécurité de l'ONU commencent, jeudi 4 octobre à New-York, au sujet de la demande d'intervention formulée par le Mali. Une deuxième réunion devrait suivre dans les prochaines semaines au cours de laquelle la Cedeao sera appelée à préciser son projet d'opération.
Les discussions ne font que commencer, mais c’est un signe encourageant pour les autorités maliennes. À partir de jeudi, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU commencent des consultations « préliminaires » au sujet de la demande de résolution, soutenue par la France, qui octroierait un mandat à la Cedeao pour intervenir au Mali et libérer le pays des groupes armés islamistes qui y règnent en maître au Nord.
L’information a été dévoilée par l'ambassadeur du Guatemala Gert Rosenthal, qui préside le Conseil en octobre. « Jeudi il y aura une discussion préliminaire sur la manière dont le Conseil entend répondre à cette demande (..) et je m'attends à une autre réunion au moins au cours du mois d'octobre », a-t-il précisé. « Il faudra encore beaucoup de discussions entre les membres du Conseil eux-mêmes avant de pouvoir (en) discuter avec la Cedeao », a-t-il dit.
Pas de blang seing
En clair, à part la France, les autres membres du Conseil sont réticents à l’idée de donner un blanc seing à la Cedeao au Mali, dont les nouvelles autorités ne sont pas issues de consultations démocratiques mais d’un coup d’État militaire, le 22 mars dernier. La communauté internationale s’accorde sur le fait « que la situation au Mali ne peut pas durer comme ça », mais elle entend donner à un éventuel mandat une définition stricte pour éviter tout dérapage humanitaire.
« Ce qui doit encore être clarifié, a poursuivi Rosenthal, c'est qui fait quoi, quelle est l'ampleur de l'opération, à quoi elle va ressembler, quelles en sont les implications budgétaires ». C’est la raison pour laquelle le Conseil « invitera certainement la Cedeao » à s’expliquer lors de sa deuxième réunion sur la question, dont la date n'est pas encore fixée, a-t-il conclu.
Au lendemain d'une réunion au sommet sur le Sahel en marge de l'Assemblée générale, le 26 septembre, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait indiqué que Paris « avait plaidé pour qu'on aille vite. (…) Notre attitude est de dire "le plus tôt sera le mieux" ».
(Avec AFP)

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