Extension Factory Builder
01/10/2012 à 18:51
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Johnnie Carson, le 10 juillet 2012 à Washington. Johnnie Carson, le 10 juillet 2012 à Washington. © Jim Watson/AFP

Alors que Carter Ham, haut commandant de l’Africom, avait laissé entendre le contraire, Washington se déclare favorable à une intervention de forces armées africaines mandatées par l’ONU dans le Nord du Mali. De leur côté, Paris et Berlin ont fait part de leur volonté d’appuyer l’intervention par un "soutien logistique".

Le plus haut responsable de l'Afrique au département d'État américain, Johnnie Carson, a affirmé, le 1er octobre 2012, que les États-Unis étaient prêts à soutenir une intervention armée dans le nord du Mali, afin de déloger les groupes armés islamistes liés à Al-Qaïda, qui règnent en maître sur la région où ils ont imposé leur vision intégriste de la charia. Mais si Washington semble donner son feu vert à une éventuelle opération, c'est sous réserve que le déploiement de troupes soit « bien préparé » et mené par des pays africains.

Cette déclaration place Carter Ham en porte-à-faux. Le haut commandant des forces armées américaines en Afrique (Africom) avait en effet indiqué la veille que la crise malienne devait, en priorité, être résolue par des solutions de natures politique et diplomatique et que le soutien de l'administration américaine à une telle intervention était loin d'être acquis. M. Ham avait insisté sur « d'autres défis dans le nord du Mali qu'il faudrait résoudre, à commencer par la mise en place d'un gouvernement légitime à Bamako ». Pour sa part, l'Otan a fait savoir en début de journée qu’une intervention au Mali n’était pas à l’ordre du jour.

La solution militaire privilégiée

« Il devra y avoir à un certain moment une action militaire contre les extrémistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) installés dans le nord du Mali », n’a pas caché Johnnie Carson, lors d'une conférence de presse téléphonique. Le diplomate a dit privilégier un éventuel déploiement de troupes de la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), sous la bannière de l'ONU, mais mené par l'armée malienne, avec le soutien de tous les États de la région, y compris la Mauritanie et l'Algérie. Cette dernière a, pour sa part, toujours voulu privilégier les négociations, s’opposant à toute intervention d’une « force militaire internationale », que Bamako demande à l'ONU d'autoriser.

« Toute action militaire là-bas devra être bien préparée, bien organisée, bien pourvue, bien pensée et agréée par ceux (les pays) qui seront directement concernés », a ajouté M. Carson.

La France invitée à intervenir

Samedi 29 septembre, le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra avait invité les Occidentaux, France en tête, à se joindre militairement à l’intervention dans le nord du Mali, en envoyant des avions et des forces spéciales.

Le 1er octobre, Paris et Berlin ont répondu qu’ils fourniraient un « soutien logistique » à une éventuelle mission africaine au Nord-Mali, tout en balayant d’un revers de la main le déploiement de forces combattantes au sol.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Mali

Ramadan 2014 : Aïd mabrouk !

Ramadan 2014 : Aïd mabrouk !

Un peu partout dans le monde, les musulmans ont commencé à fêter l’Aïd el-Fitr, la fête de la fin du mois sacré de ramadan. Si certains ont débuté les festivités lun[...]

Mohamed Talbi : "L'islam est né laïc"

L'auteur tunisien de "Ma religion c'est la liberté" n'en démord pas : le Coran est porteur de modernité et de rationalité, mais son message a été altéré par[...]

Vol AH 5017 : les deux boîtes noires transférées à Paris

Les deux boîtes noires de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali ont été transférées dimanche soir de Bamako à Paris, où elles doivent être[...]

Vol AH 5017 : les enquêteurs au travail

Les experts enquêtant sur le crash d'un avion d'Air Algérie dans le nord du Mali poursuivaient dimanche leur travail dans une zone d'accès difficile où l'appareil s'est désintégré[...]

Vol AH 5017 : rien que des débris sur la scène du crash

Une vision à peine soutenable sur la scène du crash de l'avion d'Air Algérie au Mali : "des petits morceaux, pas grand-chose pour reconnaître un avion", lance un Burkinabè,[...]

Vol AH 5017 : Blaise Compaoré reçoit une délégation des familles des victimes

Blaise Compaoré et son chef d'état major, le général Gilbert Dienderé, se sont rendus vendredi après-midi au Mali, sur la zone du crash du vol AH 5017. Une délégation des[...]

Crash du vol AH5017 : la deuxième boîte noire retrouvée, les enquêteurs attendus sur place

Au lendemain de la découverte de la première boîte noire de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé dans le nord du Mali, des experts de l'ONU ont retrouvé la seconde samedi sur le[...]

Crash du vol AH5017 : l'enquête s'annonce délicate

Le travail des enquêteurs, notamment français, attendus samedi sur le site du crash d'un avion ayant fait 118 victimes dans le nord du Mali s'annonce délicat en raison de la désintégration de[...]

Crash du vol AH5017 : l'enquête associera plusieurs pays

Le détachement militaire français dépêché dans le nord du Mali sur le lieu du crash du vol Ouaga-Alger AH 5017 a retrouvé vendredi la boîte noire du DC-9 affrété par Air[...]

Mali : le gouvernement et six groupes armés signent à Alger une "feuille de route" pour la paix

Après d'âpres tractations et plusieurs mois de blocage, le gouvernement malien et six groupes armés ont signé jeudi à Alger un document sur la "cessation des hostilités". Une[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers