Extension Factory Builder
28/09/2012 à 18:55
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des soldats du M23 avançant vers Kibumba, 'dernier verrou' avant Goma, en juillet. Des soldats du M23 avançant vers Kibumba, "dernier verrou" avant Goma, en juillet. © AFP

Des attaques intervenues à Goma, la capitale du Nord-Kivu, ont entraîné la mort de trois personnes durant ces derniers jours. Le M23 pourrait être à l’origine de ces violences.

Les attaques à l'arme à feu et à la grenade perpétrées ces derniers jours à Goma, la capitale du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont causé la mort de trois personnes et blessé quatre autres, a indiqué le 28 septembre une source officielle, qui confirmait les chiffres avancés par les associations locales.

Dans la nuit du 24 au 25 septembre, des « ennemis de la paix » ont « tiré » dans un bar, touchant mortellement trois personnes, dont un « capitaine de la garde républicaine », une commerçante et un civil, a précisé à l'AFP Roger Malinga, conseiller politique de Julien Paluku, le gouverneur du Nord-Kivu.

Une attaque avait déjà eu lieu le 22 septembre lorsque « trois grenades ont été jetées sur des places publiques. Il y a eu quatre personnes blessées qui sont prises en charge à l'hôpital par le gouvernement provincial. Il n'y a pas eu de décès », a indiqué M. Malinga.

Déplacés

Le porte-parole a ajouté que des enquêtes sont menées actuellement afin d’« identifier » et de « dénicher » les auteurs des offensives. Chaque soir, les autorités urbaines, la police et la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) organisent des patrouilles mixtes pour sécuriser la ville et rassurer les habitants.

La rébellion, conduite par le M23 (Mouvement du 23 mars), et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) s’affrontent depuis mai dans le Nord-Kivu alors que les insurgés se trouvent à une trentaine de kilomètres seulement de Goma.

Les civils sont les premières victimes du conflit, qui a entraîné le déplacement forcé de plus de 260 000 personnes. À cet égard, Human Rights Watch a accusé le M23 de s’être rendu coupable de « crimes de guerre », notamment en raison d’exécutions sommaires, de viols et de recrutements d’enfants-soldats.

Au début d'août, le Conseil de sécurité de l'ONU, évoquant une « menace imminente », a sommé le M23 d’interrompre « toute avancée vers la ville de Goma ». Depuis, les affrontements ont considérablement perdu en intensité et l’armée comme les rebelles ont globalement conservé leurs positions.

Infiltration du M23 ?

La Société civile du Nord-Kivu craint que les récents « actes criminels » ne témoignent de l’« infiltration du M23 dans la ville ». Dans un communiqué, la fédération d'associations et d'ONG appelle les autorités à prendre les « dispositions nécessaires pour éviter toute surprise du M23 ». Nasoon Kabuya, le maire de Goma, soutient également l’hypothèse d'une implication du M23. « Nous savons que cette insécurité est une stratégie de l'ennemi pour faire peur à la population, et je demande à la population d'être calme », a-t-il confié.

Le commandant de la police de Goma, le colonel Oscar Manosa, s’est encore montré plus clair : « Nul n'ignore que Goma est infiltrée par des éléments proches des sympathisants du M23, qui veulent seulement semer la terreur dans la ville. Nous devons redoubler de vigilance ».

Cette hypothèse ne fait cependant pas l’unanimité. Lorsqu’on évoque une possible « infiltration » de Goma par le M23, Roger Malinga tente de minimiser et fait état de « cas isolés » et d'attaques perpétrées par des « personnes non contrôlées ». Le colonel Olivier Amuli, porte-parole de l'armée au Nord-Kivu, nie toute implication du M23 et affirme que ces assauts correspondent à du « banditisme traditionnel ». « Non, ce n'est pas une infiltration » assure-t-il.

Pour sa part, le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco, s’est voulu rassurant. S’il a concédé que des « incidents sporadiques de ce genre existent tous les jours », il a toutefois ajouté que ces attaques ne sauraient remettre « en cause la sécurité globale de la ville de Goma ou de la province du Nord-Kivu ».

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

RD Congo

Un explosif derby du Congo en quarts de finale de la CAN 2015

Un explosif derby du Congo en quarts de finale de la CAN 2015

La RD Congo, qui s'est qualifié en décrochant un nul face à la Tunisie lundi (1-1), retrouvera son frère rival du Congo en quarts de finale de la CAN 2015. Un derby qui s'annonce électrique. Mais[...]

CAN 2015 : La RD Congo rejoint sur le fil la Tunisie en quarts !

Longtemps éliminés, les Congolais qui ont égalisé grâce à Bokila face à la Tunisie (1-1) rejoignent leur adversaire du soir en quarts de finale de la CAN 2015. Le Cap-Vert et la[...]

CAN 2015 : la RDC compte sur ses stars pour la qualification

Après deux matchs nuls face au Cap-Vert (0-0) et à la Zambie (1-1), les Léopards jouent leur place en quarts de finale de la CAN 2015 face à la Tunisie ce lundi (19h). Le sélectionneur Florent[...]

RDC 

RDC : la nouvelle loi électorale a été adoptée par le Parlement

L'Assemblée nationale et le Sénat de la RDC ont harmonisé dimanche leurs divergences en adoptant le projet de loi électorale controversé. Mais des incertitudes demeurent et une partie de[...]

RDC : le Parlement doit adopter la loi électorale sans l'alinéa litigieux

La loi électorale à l'origine de violences meurtrières en République démocratique du Congo devait être adoptée dimanche par le Parlement, où le camp du président[...]

Violences en RDC : la police mise en cause, blocage au Parlement

Le président de l'Assemblée nationale congolaise a dénoncé samedi un "dérapage" de la police, qui a tiré dans la foule à Kinshasa durant les violences meurtrières[...]

Répression en RDC : le président de l'Assemblée reconnaît un "dérapage"

Le président de l'Assemblée nationale en République démocratique du Congo (RDC) a reconnu samedi sur Twitter un "dérapage" lorsque la police a tiré à "balles[...]

RDC : Katumbi attaqué sur tous les fronts

Rien ne va plus au Katanga pour Moïse Katumbi depuis que celui-ci a pris ses distances vis à vis d'un éventuel 3e mandat du président Kabila. Lequel vise là où ça fait mal : au[...]

RDC 

RDC : le Sénat impose la tenue de la présidentielle en 2016 dans les délais constitutionnels

Lors du vote article par article du projet de loi controversé modifiant la loi électorale en RDC, les sénateurs congolais ont supprimé vendredi l'incise contenue dans le texte initial qui liait[...]

RDC : pourquoi le vote de la loi électorale a été reporté

Après trois jours de violences meurtrières à Kinshasa et à Goma, le vote de la loi électorale, intialement prévu jeudi, aura lieu vendredi matin.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120928182020 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120928182020 from 172.16.0.100