Des coups de feu ont été entendus mercredi 26 septembre dans le camp du Groupement mobile de sécurité (GMS) de la police nationale, à Bamako. Selon des sources sur place, des policiers se sont révoltés contre des collègues qu'ils estiment favorisés car proches de l'ex-junte.
Mis à jour à 14h53.
« Des policiers se révoltent parce que d'autres policiers proches de l'ex-junte [qui avait mené le coup d'État du 22 mars, NDLR] ont été favorisés », a expliqué une source policière. Qui a précisé peu après : « Ce sont des policiers qui se tirent dessus, il y a eu deux blessés dans ce camp » du Groupement mobile de sécurité, situé dans l'ouest de la capitale malienne.
« Des policiers avaient l'intention de semer le trouble parce qu'ils étaient mécontents des avancements obtenus par certains, ils voulaient s'emparer du magasin d'armes, mais nous avons pris le contrôle », a ajouté un policier armé d'un fusil d'assaut kalachnikov, le sergent Ali Touré. Selon lui, deux policiers ont été blessés, « l'un touché par une balle perdue », « l'autre blessé au pied, mais pas par balle ».
Tension
La zone était encerclée par plusieurs dizaines de policiers. L'incident témoigne d’une tension toujours palpable à Bamako, six mois après le coup d’État qui a renversé le président Amadou Toumani Touré, même si la situation s’est améliorée.
Depuis le 22 mars, l’État malien a perdu le contrôle de la moitié de son territoire, désormais occupé par des groupes islamistes armés. Cette situation sera au cœur d’une réunion au siège des Nations Unies, à New-York, alors que Bamako a demandé officiellement une intervention militaire internationale.

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